Critique de film

Tamara

"Tamara"
affiche du film
  • Genre : Horreur - Sorcellerie
  • Année de production : 2005
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Jeremy Haft
  • Pays d'origine : USA
  • Durée : 1h35
  • Budget : 4 750 000 dollars
  • Scénariste : Jeffrey Reddick
  • Musique : Michael Suby
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  • Bande annonce
  • ]
  • Casting : Jenna Dewan, Matthew Marsden, Katie Stuart, Chad Faust, Gil Hacohen
  • Récompenses : Aucune

Après avoir subi les moqueries de ses camarades durant toute sa scolarité, la peu désirable Tamara revient d'entre les morts sous les traits d'une magnifique jeune femme, prête à prendre sa revanche sur ses tortionnaires...

Les critiques à propos de ce film

Critique de Tamara - Tamara poil (Faut lire vite pour comprendre)
Par : Damien Taymans


Tamara, sous ses dehors de série Z revendiqué, comporte tout de même un scénario signé Jeffrey Reddick, celui qui marqua le cinéma d’horreur de son empreinte grâce à ses scénarii de la trilogie Destination finale. C’est dire si on y croyait quelque peu juste avant de le visionner, pensant que le magicien allait encore sortir un tour de passe-passe pour nous attirer ou nous dégoûter (ce qui fut plus le cas dans les deux derniers épisodes de la trilogie).

Scénario assez convenu sur papier. Une jeune fille est martyrisée par ses congénères qui lui font une blague qui tourne mal. Résultat : elle meurt mais revient d’entre les morts pour se venger. Se rapprochant clairement du postulat de Carrie de Brian De Palma (et donc de King) ou encore du très moyen Aenigma de Lucio Fulci, Tamara peine à atteindre le niveau même de cette dernière œuvre citée. N’évitant jamais les écueils qui parsèment sa route, le film nous présente des personnalités extrêmement stéréotypées et rasoirs. Jugez plutôt : la fille raillée par ses camarades parce qu’elle est première de classe (entre autres), le prof d’anglais intègre, les ados débiles et musclés qui ne pensent qu’à culbuter des filles, boire, faire la fête et emmerder la pauvre Tamara, une copine qui ne l’approche pas réellement mais a clairement le rôle de gentille dans la conception manichéenne de l’histoire. Tout cela rendu de façon plutôt plate alors que la présentation des personnages prend une bonne demi-heure (Fulci l’avait expédiée en cinq minutes à peine, nous situant au cœur de l’accident).

Une lueur d’espoir revient lorsque Tamara signe son retour en créature plus pulpeuse que jamais. Dès lors, les événements s’enchaînent sur un rythme largement plus soutenu et on s’ennuie moins. On prend plaisir même devant cette séance de mutilation que subit ce pauvre Roger (alors que ce n’était pas réellement le plus méchant de l’histoire, non mais !) et on se dit alors que le métrage est bel et bien parti pour nous plonger dans la folie destructrice de la bombe sexuelle. Mais, si les intentions sont bel et bien présentes, il faut tout de même avouer que la croissance rythmique du film s’essouffle rapidement et que les inventions de la créature sublime pour torturer ses victimes ne sont dignes que d’un pâle film d’horreur (ce que Tamara semble être). Mention spéciale tout de même pour ce suicide de Roger et pour la sodomie imposée aux deux beaux mâles tombeurs de nanas.

On se consolera timidement grâce à quelques plans sympathiques et à l’une ou l’autre séquence assez jolie. De même, impossible de ne pas être excité tel un vil sanglier devant les jambes de déesse qu’arbore l’héroïne et grâce à son déhanché magnifique. Mais, à côté de ces maigres constats qui prouvent le peu d’intégrité et d’intelligence que possèdent encore le scénariste et son réalisateur, on ne peut qu’applaudir lorsqu’apparaît la scène finale présageant un repos bien mérité.

En conclusion, Tamara se démarque des autres productions de bas étage par son traitement particulier et étonne par certaines qualités techniques qui ne font malheureusement pas du film une réussite criante mais lui permettent tout de même d’atteindre un bilan mitigé plus moyen que mauvais.


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