Critique de film

Supergirl

"Supergirl"
affiche du film
  • Genre : Fantastique - Super-héros
  • Année de production : 1994
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Jeannot Szwarc
  • Pays d'origine : Angleterre
  • Durée : 1h29
  • Budget : 35 millions de dollars
  • Scénariste : David Odell
  • Musique : Jerry Goldsmith
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  • Bande annonce
  • ]
  • Casting : Faye Dunaway, Helen Slater, Hart Bochner, Peter O'Toole, Mia Farrow
  • Récompenses : Nominé aux Razzie awards du pire acteur (Peter O'Toole) et de la pire actrice (Faye Dunaway) en 1985

Un jeune homme est ensorcelé par la sorcière Selena pour qu'il tombe amoureux d'elle au premier regard. Malheureusement, la première femme sur qui il pose les yeux est Supergirl. Arrivée accidentellement sur Terre, cette "cousine" de Superman, déclenche la fureur de la sorcière...

Les critiques à propos de ce film

Critique de Supergirl - Une super nana
Par : Damien Taymans


Krypton n’existe plus. Dans un espace indéfini de l’univers, une poignée de Kryptoniens se sont réfugiés dans un endroit dénommé Argonville, une poche de l’univers dont le seul moyen de survie est l’omégaèdre, boule à facettes qui contient un concentré d’énergie sans laquelle les Kryptoniens risquent de crever comme des rats morts. Et, manque de bol, Kara la cruche, accessoirement cousine de notre Superman, parvient à la paumer bien malencontreusement dans l’univers. N’écoutant que son grand cœur, la belle s’envole pour la planète terre afin de remettre la main sur cette baballe salvatrice…

Dans la foulée entamée par Superman sort Supergirl, nanar involontaire, destiné à créer une nouvelle franchise contrebalançant les aventures du héros à l’initiale démesurée dont le troisième volet, guère encourageant en matière de box-office, vient de sortir sur les écrans. Kara devient Supergirl, le majestueux S se voit regonflé par une poitrine plus voluptueuse et les adversaires sont à la mesure de l’événement. Une sorcière contemporaine (Faye Dunaway), ersatz indigeste de Lex Luthor, désire dominer le monde par l’intermédiaire de la boule noire qu’elle vient de trouver dans un buisson et, film de super-héros s’entend, les deux héroïnes vont se livrer une bataille acharnée en jouant à celle qui tire le mieux les cheveux afin de savoir si c’est le bien ou le mal qui l’emportera.

Dotée d’un budget conséquent (35 millions de dollars), équipée d’un casting de rêve (Faye Dunaway, Mia Farrow et Peter O’Toole), soutenue par la saga du cousin Superman (les renvois à Clark Kent sont légion, DC Comics oblige), cette resucée ne parvient jamais à faire mouche. Féminisée à souhait, péroxydée à outrance, l’intrigue oscille joyeusement entre les blagues gentiment irrévérencieuses de dame Selena et les interrogations vaguement blondasses de la super-héroïne, éberluée par l’amour qui règne sur terre et les jolis papillons qui ornent le ciel. Il faut dire qu’en face d’elle se trouve un adversaire pas si coriace que ça. Selena, magicienne du dimanche plus mal-adroite que mal-faisante, requiert allègrement les pouvoirs de l’omégaèdre pour satisfaire ses plaisirs personnels (un beau mâle par ici, un château en plein centre-ville par-là) sans jamais chercher à réellement asseoir son pouvoir sur la jolie planète bleue que Supergirl ne cesse de contempler, s’émerveillant à tour de bras devant un gâteau aux myrtilles ou une fleur fânée (« Que veulent ces hommes ? Ils désirent me violer ? Comme c’est touchant… »).

Supergirl ne volera jamais au secours de son cousin, si ce n’est en soulignant dans une comparaison aisée l’intérêt que procure ce film-ci par rapport à cette merdasse-là. Kitch à outrance, naïf comme pas deux, le métrage du fransquillon Jeannot Szwarc, habitué aux nanars puisqu’on lui doit notamment Hercule et Sherlock et La vengeance d’une blonde (c’est dire le désespoir du gars), n’atteint jamais l’intelligence du métrage de Donner si ce n’est dans sa dimension musicale (l’excellent Jerry Goldsmith), bien mince réconfort…

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