Critique de film

Sublime

"Sublime"
affiche du film
  • Genre : Thriller psychologique, horrifique
  • Année de production : 2007
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Tony Krantz
  • Pays d'origine : USA
  • Durée : 1h53
  • Budget : 1,8 millions de dollars
  • Scénariste : Erik Jendresen
  • Musique : Peter Golub, Anthony Marinelli
  • [
  • Bande annonce
  • ]
  • Casting : Thomas Cavanagh, Katherine Cunningham-Eves, Kathleen York, Paget Brewster, Lawrence Hilton-Jacobs
  • Récompenses : Aucune

George Grieves vient de fêter ses 40 ans. Un âge où il faut commencer à penser à sa santé et à subir quelques examens de routine pour sâ

Les critiques à propos de ce film

Critique de Sublime - Un film qui porte bien son nom...
Par : Damien Taymans


Sorti tout droit de la boîte de production Raw Feed, branche de la Warner spécialisée dans les productions horrifiques, Sublime est le premier métrage de Tony Krantz davantage habitué aux productions de séries télévisuelles comme 24 heures chrono. Raw Feed en est à sa troisième production avec ce Sublime, juste après Rest stop et sa séquelle.

Contrairement à ce que l’affiche (aussi sublime que son titre) pourrait laisser croire, Sublime n’est nullement un film d’horreur et le réduire au seul genre reviendrait à se fourvoyer complètement. En réalité, le film est un thriller horrifique qui nous replonge vers les années phares du genre sans nous empoisonner avec des délires trashs à la Turistas. Au contraire des productions nauséabondes qui déferlent sur notre continent depuis des années (comprenez-moi bien, je ne parle que des thrillers horrifiques et encore, pas de tous), Sublime offre une ambiance au cordeau et une horreur toute cérébrale.

La totalité de l’intrigue se déroule en milieu hospitalier où nous suivons les mésaventures de George Grieves qui vient de subir une opération déplaisante alors qu’il était interné pour passer une banale coloscopie. Œuvre à l’atmosphère anxiogène, Sublime nous balade dans les couloirs labyrinthiques de l’hôpital où séjourne George ainsi qu’à l’intérieur des souvenirs du pauvre bougre. L’originalité de l’œuvre tient notamment à cette idée faramineuse de découper le métrage en deux sillons qui mettront du temps avant de se rejoindre, offrant un final somptueux reprenant les éléments de l’ensemble de l’œuvre. En attendant cette ultime scène, véritable clé de l’intrigue présente tout au long du métrage, le réalisateur nous entraîne, avec son personnage principal, dans les tréfonds de la folie non sans nous en avoir mis plein la vue grâce à des événements troublants qui se déroulent dans une aile fermée du centre hospitalier et grâce à ses personnages délirants qui asseyent davantage la démolition psychologique du héros.

En plus de frapper par la qualité du scénario mis sur pied, le métrage révèle le talent incontestable de son réalisateur qui ne commet que peu d’erreurs et mérite indubitablement son permis de filmer. Les flash back correspondant aux souvenirs de George arrivent toujours à point nommé et viennent relâcher la tension de plus en plus présente au sein de la chambre du malade. En outre, ces réminiscences nous mettent doucement vers la voie et nous aident à comprendre le nœud de l’intrigue autant qu’ils nous déroutent en nous poussant à suspecter les comportements des gens qui composent l’entourage de George : une femme un peu trop douce pour être honnête, une fille qui se cherche et embrasse goulument sa petite amie devant le lit de son père amputé, un avocat faiblard qui n’ose dire ce qu’il a à dire, … De louvoiements en détournements, Krantz nous promène comme il le souhaite sans jamais réellement nous perdre, performance peu évidente.

Ajoutons au panel l’interprétation sans faille des acteurs généralement confinés aux séries télévisées. Thomas Cavanagh (Ed, Providence) est parfait dans son rôle de héros psychotique, Katherine Cunningham-Eves interprète divinement bien son rôle d’aide-soignante ravissante et Lawrence Hilton-Jacobs est un psychopathe charismatique qu’il convient d’éviter.

Sans être un chef-d’œuvre complet, Sublime fait partie de ces très bonnes surprises qu’il convient de goûter savoureusement avant de se replonger dans les daubes qui l’entourent.


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