Critique de film

Subconscious

"Subconscious "
affiche du film
  • Genre : Horreur
  • Année de production : 2010
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Chris Petropoulos
  • Pays d'origine : Grèce
  • Durée : 1h12
  • Budget : 10.000 euros
  • Scénariste : Chris Petropoulos
  • Musique : Agnooumenoi
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  • Bande annonce
  • ]
  • Casting : Fanis Katrivesis, Danijela Radovanovic
  • Récompenses : Aucune

Après avoir perdu sa famille entière dans un accident de voiture, Fanis est tourmenté chaque nuit par le même rêve. Décidé à mettre un terme à tout cela, il tente d'enquêter sur les dernières personnes qu'il a rencontrées.

Les critiques à propos de ce film

Critique de Subconscious - Allons voir chez les Grecs
Par : Damien Taymans




Les nuits de Fanis hantent ses jours depuis que le jeune homme ne cesse de faire le même cauchemar dans lequel il gambade gentiment au milieu de la forêt et tombe sur une église en ruine, rempli d’icônes religieuses abandonnées en pleine nature. Décidé à faire la lumière sur ces étranges visions, il chope sa caméra et écume la Grèce rurale à la rechercher des dits lieux, en compagnie de Nathalie, une jeune femme Serbe qu’il a rencontrée sur Internet et qu’il croit possédée par le démon.

La mode des found footage ne cesse de faire des émules et de susciter des débats. Surtout depuis que quelques productions minimalistes défoncent le filtre blockbusterien pour figurer sur tous les écrans de la planète et se transformer du coup en poule aux œufs d’or instantanée. Mais, en terme de buzz, n’est pas Paranormal activity qui veut. Depuis, un nombre incalculable de documenteurs ont vu le jour sans susciter pour autant l’engouement : The speak, Grave encounters, Incidente, Paranormal entity, mockbuster de l’autre, Area 51 et Subconscious du grec Chris Petropoulos.

En la matière, Subconscious s’inscrit davantage dans la veine obscuro-ésotérique de Blair witch, abandonnant les traditionnelles explorations de lieux supposément hantés organisées par quelques abrutis en mal de sensations. Comme l’indique l’intitulé, Petropoulos sonde plutôt les zones d’ombre de l’esprit humain (de son héros en l’occurrence) et pare son intrigue d’une dimension psychologique souvent absente de ce genre d’entreprise. Les thèmes freudiens, le sexe, la culpabilité, la relation aux parents, sont évoqués un à un, sans que la bande ne s’attèle le moins du monde à en approfondir la symbolique. Les dédales sylvestres dans lesquels s’engouffrent les protagonistes (au nombre de deux, soit un de moins que dans la forêt de Blair) symbolisent ici les méandres psychiques d’un héros torturé, incapable de faire la distinction entre fantasme et réalité. A telle enseigne qu’il tripe quand sa compagne de voyage reste immobile dans la bagnole ou qu’un clébard aboie bruyamment dans le jardin des voisins. Le climat anxiogène se borne ainsi à n’être que subjectif, la tension n’appartenant finalement qu’au metteur en scène amateur qui gesticule et s’effraie constamment dans le seul but d’amener le trouillomètre du spectateur au même degré.

Mais, aussi obscure que les paradigmes freudiens auxquels elle s’acoquine, la pellicule offre littéralement au spectateur une odyssée dans les ténèbres. Shooté en numérique sans une once d’éclairage, Subconscious ne donne en réalité rien à voir, le réalisateur préférant asseoir une atmosphère supposément angoissante en utilisant quelques effets sonores stridents (dont un hurlement déformé, audible dans la bande-annonce). Et juste pour l’anecdote, Petropoulos, qui entend engager son œuvre sur des terrains différents de la production actuelle, préparerait déjà un deuxième opus pour éclairer le premier (tiens, comme Rec 2, Blair witch 2 et PA 2). Ca laisse rêveur, non ?


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