Critique de film

Stung

"Stung"
affiche du film
  • Genre : Comédie - Epouvante
  • Année de production : 2015
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Pays d'origine : Allemagne, USA
  • Durée : 1h27
  • Budget : 2 500 000 dollars
  • Musique : Antonio Gambale, David Menke
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  • Bande annonce
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  • Récompenses :

Un dîner mondain tourne au cauchemar lorsque le jardin est envahi de guêpes mutantes, devenues géantes à cause d'un engrais surpuissant illégalement importé.

Les critiques à propos de ce film

Critique de Stung - Faisez la mouche pas la guêpe
Par : Damien Taymans

Présenté au BIFFF ainsi qu’à l’Etrange festival et dans une pléiade de festoches dédiés au cinéma fantastique, Stung table sur un pitch hypnotique qui fleure bon les 80’s. Jugez plutôt : une invasion de guêpes mutantes en plein cœur d’une fête mondaine au beau milieu de nulle part. A l’inverse de celles dépeintes à l’écran, les festivités s’avèrent d’emblée jouissives : le script nous immerge dans une réception déprimante dans un cadre champêtre en compagnie d’une dizaine de bras cassés et de péquenauds à l’existence moribonde. Ce microcosme bourgeois, bénéficiant d’une peinture corrosive qui les rend instantanément aussi minables qu’attachants, va se frotter à une mini attaque de macro-bestioles dopées aux produits chimiques. Des guêpes colossales (en animatroniques ou en CGI) qui fondent dard-dard sur leurs proies pour tantôt enfoncer leur appendice dans l’œil de leur victime tantôt s’insinuer dans leur corps pour les déchirer de l’intérieur, façon Alien.

Le tout sous l’œil avisé de l’une des figures tutélaires de la franchise alienesque, Lance Henriksen, qui campe pour l’heure un maire légèrement poivrot obsédé par sa réélection. La présence de ce second couteau toujours prompt à cachetonner dans des séries B parfois peu recommandables ajoute encore un peu de piquant à cette comédie horrifique de second rang qui ne se borne plus dans sa seconde partie qu’à alimenter l’amateur de cadavres. Ce côté nanardesque appuyé endommage quelque peu l’intérêt qu’on pouvait porter à l’ensemble, jusqu’alors écrit avec finesse et avec un décalage salvateur. Hélas, sitôt les enjeux déterminés, le récit suit des rails aussi navrants et peu surprenants que ceux qui composent le réseau ferroviaire national.

Stung, premier long-métrage de Benni Diez, superviseur des effets spéciaux du Melancholia de Lars Von Trier, est une œuvrette aussi enthousiasmante (l’écriture des persos, les effets spéciaux) que décevante (une trame simpliste, une certaine frilosité dans la mise en scène) qui a le mérite de proposer sur l’écran ce qui était promis sur papier. Mais il ne dénote pas vraiment dans la vague de films d’horreur à bêbêtes en hommage aux 80’s qui prolifèrent depuis quelques années.


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