Critique de film

Steel trap

"Steel trap"
affiche du film
  • Genre : Thriller, Slasher
  • Année de production : 2007
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Luis Cámara
  • Pays d'origine : Allemagne
  • Durée : 1h30
  • Scénariste : Luis Cámara, Gabrielle Galanter
  • Musique : Florian Moser
  • [
  • Bande annonce
  • ]
  • Casting : Georgia MacKenzie, Mark Wilson, Pascal Langdale, Julia Ballard, Joanna Bobin, Annabelle Wallis
  • Récompenses : Aucune

Une nouvelle année vient de commencer et cinq convives d'une soirée au sommet d'un building désaffecté s'apprêtent à rentrer chez eux. Mais au moment de partir le petit groupe reçoit des invitations mystérieuses pour une autre soirée dans l'immeuble. Ils ne se doutent pas que cet " after " sera leur dernier...

Les critiques à propos de ce film

Critique de Steel trap - Un film piégeux
Par : Damien Taymans




Présenté lors du festival de Gerardmer et du BIFFF 2008, Steel trap surfe sur la vague des slashers, genre volontiers repris par les réals germanophones désireux de s’adonner au genre. Depuis Blood trails, survival peu jouissif, les Schleus ont pondu quelques produits DTV aux consonances anglo-saxones, histoire de toucher un public plus large gavé aux productions étatsuniennes.

Sain-Sylvestre. La fête bat son plein dans un vieil immeuble désaffecté. La musique rappelant les plus beaux concerts d’André Rieu hurle dans les baffles de l’étage, les gens boivent du Champomy et nourrissent des discussions dont la vacuité n’a d’égal que l’ambiance merdique de la fiesta aux allures de ducasse. Quelques jeunes gens reçoivent un texto leur mentionnant qu’une soirée bien plus cool et branchée (avec un peu de vodka dans le Champomy) se déroule quelques étages plus haut. Sur place, les invités et évités (oui, quelques-uns se tapent l’incruste) sont accueillis par un hôte invisible qui les affuble d’un surnom peu commode avant de les inviter à jouer à un petit jeu qui s’avère rapidement être une course pour leur propre survie…

Avouons-le tout de suite, Steel trap est un slasher convenable dénué de la moindre originalité. S’appuyant sur un concept maintes fois réutilisé (et souvent de manière plus fine), le métrage reprend un à un tous les clichés des produits existant. Des djeunes qui ne semblent pas apeurés par un jeu qui sent pourtant d’emblée le purin, un tueur masqué qui les suit à la trace et les observe, des meurtres diversifiés afin d’éviter la lassitude du spectateur, quatre ou cinq gouttes de sang en guise de hors-d’oeuvre et, pour couronner le tout, le twist puant prévisible à cent bornes.

Sorte de mix entre Saw 2 (les gens enfermés dans un même lieu qui doivent respecter les règles d’un jeu étrange) et Cube (toujours les gens enfermés avec des pièges dans toutes les pièces), Steel trap n’a d’acier que le nom et force est d’avouer que le scénario échafaudé par l’épouse du réalisateur, Gabrielle Galanter, tombe souvent à plat à cause de son entêtement à pomper les idées des autres en tentant de les faire passer pour siennes. Imitation égal limitation comme disait l’autre qu’avait pas fini de rapper et de faire des vers.

Néanmoins, ce produit américanisé à souhait, comporte à son compteur quelques menues réussites qui atténuent son aspect reproductif gagatisant. Le cadre de l’action fait de pièces obscures et de couloirs étroits entraîne une atmosphère claustrophobique du fait du peu d’espace qui sépare chacun des murs et de la construction labyrinthique de l’ensemble architectural. Utilisant à merveille cet acteur supplémentaire, le réalisateur Luis Camara, dont c’est le premier long métrage, parvient à doter son ouvrage d’une ambiance anxiogène singulière efficace a contrario du serial killer masqué conventionnel qui déambule, couteau à la main, à la recherche de proies, renvoyant aux Toolbox murders du mal aimé Hooper.

Malgré son twist puant et sa reproduction à l’envi des conventions propres au genre, Steel trap parvient à certains moments à instaurer une ambiance étouffante, semblable à une branlette espagnole au sein de la poitrine alimentée à l’helium d’une Américaine de Silicone valley. Peu convaincant mais décent.

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