Critique de film

Stay alive

"Stay alive"
affiche du film
  • Genre : Horreur - Objets tueurs
  • Année de production : 2006
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : William Brent Bell
  • Pays d'origine : USA
  • Durée : 1h25
  • Budget : 9 millions de dollars
  • Scénariste : William Brent Bell, Matthew Petterman
  • Musique : John Frizzell
  • [
  • Bande annonce
  • ]
  • Casting : Frankie Muniz, Adam Goldberg, Sophia Bush, Samaire Armstrong, Jim Bishop, Jon Foster, James Haven, Maria Kalinina, Billy Louviere, J. Richey Nash, ...
  • Récompenses : Aucune

Après la brutale disparition d'un de leurs amis, un groupe d'adolescents se trouve en possession de Stay Alive, un jeu vidéo d'horreur basé sur la véritable et glaciale histoire d'une femme de la noblesse du XVIIe siècle, la Comtesse Bathory. Les gamers ne savent rien de ce jeu, mais ils meurent d'envie d'être les premiers à le découvrir... La frontière entre le monde virtuel et le monde réel disparaît alors. Chacun leur tour, ils deviennent la proie de l'impitoyable Comtesse Sanglante...

Les critiques à propos de ce film

Critique de Stay alive - Stay asleep
Par : Quentin Meignant


Voilà typiquement le genre de film pour ado que tout amateur de cinéma de genre a en sainte horreur, la considérant à peine mieux qu’un excrément. Il faut dire que William Brent Bell est (et restera) un sombre inconnu et qu’avant Stay alive, il n’avait à son actif que Sparkle and Charm, comédie dramatique passée totalement inaperçue.

Pourtant, l’entame du film n’est pas si mauvais que cela. Il faut dire aussi qu’il fallait bien justifier le budget d’environ 9 millions de dollars dont a joui Bell pour faire ce film. C’est ainsi que l’on se retrouve devant une cinématique de départ respectable.

Sans être parfaite, cette dernière jouit de graphismes plutôt développés et profite d’une bande originale bien pêchue comme on les aime. La bonde son, dotée de bruitages efficaces, est elle aussi appréciable.

Malheureusement, un problème de justesse sonore à la fin de la séquence gâche un peu cette dernière et nous place devant toutes les incongruités du film. Par contre, on enchaîne directement avec la même scène tournée avec de vrais acteurs et l’on peut avancer que cette dernière, sans être de bonne qualité, aura une certaine efficacité, du moins auprès d’ados pré-pubères.

C’est hélas à partir de ce moment-là que les choses se compliquent, sans aucun doute à cause du manque de talent évident de Bell. Une mise en scène complètement chaotique vient très vite ruiner nos derniers espoirs et en achève déjà avec le modeste intérêt que l’on portait au film.

Bell s’échine alors à nous présenter sa troupe d’acteurs de seconde zone en nous montrant une bande de gamers totalement décérébrés et accros à toutes sortes de jeux, surtout illégaux. Ces faux djeunz vont alors trouver Stay alive et se lancer dans la partie…

Et de quelle manière ! En effet, avant de pouvoir commencer à jouer, ils doivent faire une sorte de prière totalement ridicule afin de s’engager dans un jeu où ils vont réellement jouer leurs vies. Prenant ça à la légère, les gamers ânonnent bêtement l’ensemble du texte pour pouvoir commencer à jouer frénétiquement.

Et ce qui devait arriver arriva (Wouaw ! Quel suspens !), les morts s’enchaînent aussi dans la vie réelle et les joueurs se retrouvent coincés dans une aventure qui les dépasse complètement. Foutus pour foutus, ils vont essayer d’arriver au bout de la partie, à notre plus grand désespoir.

Bell a pourtant essayé de faire monter un certain stress mais un scénario trop convenu et une mise en scène fort plate ont vite fait de détourner toute forme d’intérêt ! Pire, les acteurs enfoncent encore un peu le tout de par le jeu aussi risible que pitoyable.

La dimension de ces personnages est minuscule et les incongruités sont foisons : un accro aux jeux qui passe sa vie à jouer et est vêtu comme l’as de pique roule en Ferrari, sans doute histoire de nous montrer une belle voiture faisant rêver les ados.

Ne parvenant pas à nous faire frémir, le réalisateur essaie alors d’émouvoir avec l’histoire d’Hutch, le héros, censée nous faire pleurer mais qui est juste un prétexte maladroit pour nous sortir les violons.

Hormis cette dramaturgie à deux sous, Bell tente une dernière fois de nous faire trembler mais se plante lamentablement à cause d’éléments ultra-prévisibles qui foutent toute l’intrigue en l’air.

En plus de fantômes vraiment copiés sur les modèles des ghosts asiatiques, tels que Kayako (Ju-On : The Grudge) ou Sadako (Ring), Bell nous livre un final pseudo-apocalyptique prévisible assorti d’une love-story à deux sous.

Autrement dit, si vous avez bien suivi, vous savez ce qu’il vous reste à faire ! Si vous vous êtes procuré le film, jetez-le vite par la fenêtre, si vous ne l’avez pas encore, fuyez-le ! Il est hautement nuisible à tout amateur de VRAI cinéma de genre !

Cinemag

> Feuilleter

Concours

Sondage