Critique de film

Slim till dead

"Sul sun"
affiche du film
  • Genre : Thriller
  • Année de production : 2005
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Marco Mak, Jing Wong
  • Pays d'origine : Hong Kong
  • Durée : 1h32
  • Scénariste : Jing Wong
  • [
  • Bande annonce
  • ]
  • Casting : Anthony Wong , Sheren Teng , Cherrie Ying, Raymond Wong, Zuki Lee
  • Récompenses : Aucune

La star de cinéma Ivy (Zuki Lee) disparaît juste avant le « Concours de la Reine de l'amaigrissement » et est découverte morte peu de temps après. Le policier expérimenté Wong (Anthony Wong) s'occupe de ce cas mystérieux. Deux autres stars de cinéma qui ont assisté à la compétition sont également tuées, au moment où elles pèsent exactement 32 kilos. Avec l'aide de sa femme, qui avait été autrefois elle aussi une brillante détective de police, et d'une conseillère d'un institut de beauté, Wong commence à éclaircir le secret derrière cette série de meurtres...

Les critiques à propos de ce film

Critique de Slim till dead - Scénar anorexique
Par : Damien Taymans




Avec Slim till dead, le scénariste-producteur Wong Jing présente un thriller à tendance sociologique puisqu’il s’attaque à la mode grossière de la société Slimfast qui consiste à devenir plus mince que voisin, histoire de présenter ouvertement aux caméras télévisuelles les galbes des côtes ou le contour d’une clavicule. Le métrage se décline constamment sur ce thème et attaque de manière virulente et humoristique ces nouvelles manies très tendances. En réalité, ce film hong kongais n’a pas volé son titre et revêt effectivement un intérêt assez mince…

L’inspecteur Tak poursuit un meurtrier qui s’amuse à séquestrer de jeunes demoiselles pour qu’elles atteignent le poids de 32 kilos (70 livres). Mais, pris dans un quotidien difficile (sa femme, ancienne policière, piétine son enquête et, comble du mal, ne veut plus faire l’amour), l’inspecteur doit en sus lutter contre la poisse professionnelle puisqu’il voit échapper une promotion qui semblait lui tendre les bras. Pire encore, Tak éprouve d’énormes problèmes à manier une arme de poing depuis qu’il a abattu un jeune garçon par accident en voulant intervenir dans une bagarre.

Cette petite description vous permettra d’imaginer ce à quoi peut ressembler le film de Wong Jing : un mélange de comédie lourdingue et de suspense mal dosé. Combinaison de parodies d’autres œuvres (dont notamment le Nouvelle cuisine de Fruit Chan), de drame, de comédie romantique et de thriller, Slim till dead est une mélasse incommode au sens mal conçu. Son véritable intérêt repose essentiellement sur la prestation d’Anthony Wong qui parvient à soutirer une essence intéressante de son personnage aux tortures multiples. Mais le sujet de base est trop grossièrement travaillé et trop rarement approfondi que pour attirer un quelconque intérêt. Pour peu qu’on soit finaud (par l’analyse du trauma), on aura rapidement prédit les sentiers empruntés par le réalisateur et sa destination finale.

Pourtant, Slim till dead n’est pas pour autant une bouse inconsidérée. Il présente même un double intérêt flagrant par son éloignement du style hongkongais traditionnel pour s’émanciper vers un cinéma plus contemporain (sans doute grâce à l’apport clippesque de Marco Mak) et par une vraie personnalité lors des scènes dramatiques qui parvient à émouvoir le spectateur malgré les situations burlesques qui précèdent.

Slim till dead tente de marcher maladroitement sur les plates-bandes d’autres métrages hongkongais en s’immisçant sur le territoire sociologique de la minceur et cinématographique du thriller décontracté. Si le projet est louable et la mise en scène plus libérée, le métrage souffre d’un flou scénaristique dommageable.

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