Critique de film

Silent Hill

"Silent Hill"
affiche du film
  • Genre : Horreur
  • Année de production : 2006
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Christophe Gans
  • Pays d'origine : USA, France, Japon
  • Durée : 2h
  • Budget : 50 millions de Dollars
  • Scénariste : Roger Avary
  • Musique : Jeff Danna, Akira Yamaoka
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  • Bande annonce
  • ]
  • Casting : Radha Mitchell, Sean Bean, Laurie Holden, Jodelle Ferland, Deborah Kara Hunger, Kim Coates
  • Récompenses : Nominé comme Meilleure Actrice (Radha Mitchell) l'Australian Film Institute 2006
    Nominé comme Meilleur Bande Son au Directors Guild of Canada 2007
    NominécommeMeilleur Film d'Horreur aux Golden Trailer Awards 2006
    Nominé comme Meilleur Thriller aux Teen Choice Awards 2006

De plus en plus souvent, la petite Sharon rêve d'une ville abandonnée, Silent Hill. Sa mère, Rose, décidée à comprendre l'étrange mal dont souffre son enfant, décide de l'accompagner sur place. Alors qu'elles pénètrent dans cet univers lugubre, Sharon disparaît. Rose se lance à sa poursuite, mais se rend vite compte que ce lieu étrange ne ressemble à rien de normal. Noyée dans le brouillard, peuplée d'étranges créatures, hantée par des ténèbres vivantes qui dévorent littéralement tout ce qu'elles touchent, cette dimension va peu à peu livrer ses terrifiants secrets... Avec l'aide de Cybil, de la police locale, Rose se jette dans une quête éperdue pour arracher sa fille au monde de Silent Hill. D'indices en épreuves, elle va découvrir tout ce que Sharon risque et ce qu'elle représente dans une malédiction qui dépasse tout...

Les critiques à propos de ce film

Critique de Silent Hill - Ville fantômatique
Par : Samuel Tubez




Jusqu’à présent, les adaptations de jeux vidéo sur grand écran sont loin de ce que l’on peut appeler des réussites fulgurantes. Rappelez-vous ces daubes incroyables que furent Super Mario bros, Street fighter ou Mortal Kombat. Plus récemment, Doom, Alone in the dark ou encore Resident evil, malgré un potentiel quelque fois énorme, furent également des ratages artistiques et critiques indiscutables. Avec Silent Hill la donne est différente. Christophe Gans, son réalisateur, est un vrai gamer. Les Silent Hill, il les a tous terminé et il en est fan. Il était donc l’homme de la situation et le résultat s’en ressent.

De plus en plus régulièrement, la petite Sharon rêve de Silent Hill, une cité abandonnée. Rose, sa mère adoptive, est décidée à comprendre l’étrange mal dont souffre l’enfant et décide de partir avec elle pour l’inquiétante ville. A peine arrivée sur place, la petite Sharon disparaît dans la ville fantôme où règne une atmosphère très lugubre. Rose se lance à sa recherche et s’aperçoit vite que l’endroit est envahit par les ténèbres parmi lesquelles déambulent toutes sortes de créatures plus effrayantes les unes que les autres. Avec l’aide de l’agent Cybil, elle s’enfonce de plus en plus dans les secrets obscurs de Silent Hill dans l’unique but de retrouver sa jeune fille saine et sauve…

Christophe Gans (Crying Freeman, Le pacte des loups) s’est donc attaqué ici à l’adaptation d’un des jeux vidéo les plus appréciés par les joueurs du monde entier et en particulier par les fanas de survival horror. Avec une telle pression, il était hors de question de décevoir tout ce joli monde. Pour réussir ce pari, le cinéaste s’est naturellement entouré de personnes de talent dont Akira Yamaoka, compositeur officiel de la série et producteur des deux derniers volets. Cela a porté ses fruits car la ville de Silent Hill et son atmosphère si particulière auraient difficilement pu être mieux retranscrite qu’ici. Visuellement, c’est presque un sans faute. Les principaux monstres du jeu sont bien évidemment de la partie (même si certains trouveront leur présence à l’écran trop courte) et on a même droit à l’une ou l’autre créature inédite. De plus, l’excellent travail sonore effectué rajoute à l’immersion du spectateur dans ce voyage dans les profondeurs de l’enfer. Où est donc le hic (car il y a presque toujours un hic), me direz-vous ? Et bien, en vrac, il se situe dans les passages mettant en scène le mari de Rose (passages nous coupant de façon intempestive de l’angoisse vécue dans la ville), dans une histoire correcte mais pas extraordinaire ainsi que dans une séquence (survenant vers la fin) bien trop explicative et « rationnelle » appuyée par une voix off presque insupportable. Mais tout cela est très supportable pour peu que l’on ne soit pas trop difficile et que l’on apprécie ce type de film.

Première adaptation réussie d’un jeu vidéo (il était temps !), Silent Hill semble convaincre aussi bien les connaisseurs pas trop tatillons que les non joueurs avides de sensations fortes. Plus « beau » que véritablement flippant dans ses scènes d’horreur, le film regorge de séquences jouissives voire impressionnantes (le « boss » final, les apparitions de Pyramid Head, …) qui raviront les amateurs d’horreur.


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