Critique de film

Shutter

"Shutter"
affiche du film
  • Genre : Horreur - Spectres, fantômes et esprits
  • Année de production : 2004
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Banjong Pisanthanakun et Parkpoom Wongpoom
  • Pays d'origine : Thaïlande
  • Durée : 1h35
  • Scénariste : Banjong Pisanthanakun et Parkpoom Wongpoom
  • Musique : Chartchai Pongprapapan
  • [
  • Bande annonce
  • ]
  • Casting : Ananda Everingham, Natthaweeranuch Thongmee, Achita Sikamana
  • Récompenses : Nomination au prix du meilleur film (Festival international du film de Bangkok 2005)
    Prix du meilleur film asiatiques (Fantasia 2005)
    Prix Mad Movies du public (Gérardmer 2005)

Un photographe réalise que le fantôme dâ

Les critiques à propos de ce film

Critique de Shutter - Un film qui flashe...
Par : Damien Taymans




Avec des films comme Ring ou encore The Grudge venant d’Asie, on peut s’attendre à être déçu en entamant la vision de Shutter. On est d’ores et déjà persuadé qu’il n’arrivera pas à la cheville de ses deux grands frères. Et pourtant, non seulement il entre en concurrence avec ces derniers mais il les surpasse même.

Shutter est une oeuvre pure, magnifique, grandiose. Après le Japon (Ju-On, Ring), la Corée (2 soeurs), la Thaïlande montre son savoir-faire en la matière (mis à part, bien entendu, les frères Pang) avec ce Shutter qui, aussi bien visuellement que techniquement, effraie et fait vibrer d’émotions.

La plus grande force de l’oeuvre réside dans sa simplicité. La trame est cousue de fil blanc : une femme et son petit ami renversent une jeune femme sur une route et prennent le fuite. Après cet événement, les deux protagonistes se mettent à voir des choses étranges. Et même si cela semble être du déjà fait, les deux réalisateurs parviennent à surprendre en instaurant une ambiance terrorisante et anxiogène à renforts d’effets sonores bien sentis et tamisés au contraire des habituels tressaillements auditifs qu’offrent la majorité des ghost stories asiats. Les réalisateurs ne se perdent pas dans des circonvolutions trop hasardeuses : pas d’explication tirée par les cheveux, pas d’exagérations visuelles, pas de fantasme sonore. Tout est façonné au scalpel avec une précision chirurgicale, l’ensemble amenant invariablement terreur et effroi.

Prescription : à regarder seul dans son lit lorsqu’il fait nuit. Mais, attention, tenez bien vos couvertures !


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