Critique de film

Shuffle

"Shuffle"
affiche du film
  • Genre : Drame fantastique
  • Année de production : 2011
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Kurt Kuenne
  • Pays d'origine : USA
  • Durée : 1h22
  • Budget : 500.000 dollars
  • Scénariste : Kurt Kuenne
  • Musique : Kurt Kuenne
  • [
  • Bande annonce
  • ]
  • Casting : T.J. Thyne, Paula Rhodes, Chris Stone, Meeghan Holaway
  • Récompenses : --

Lovell Milo est un homme à la vie peu enviable. En effet, il est un voyageur spatio-temporel qui se réveille chaque jour à différents moments de sa vie. Tantôt nourrisson, tantôt vieillard grabataire, l’homme a du mal à supporter sa condition. Pourquoi le destin lui fait-il subir ses foudres ? La réponse est dans ses nombreux voyages...

Les critiques à propos de ce film

Critique de Shuffle - Chef d’oeuvre (finalement) en péril
Par : Quentin Meignant






Déjà largement primé dans les festivals internationaux grâce à de nombreux travaux documentaires et quelques courts-métrages, Kurt Kuenne a créé la sensation lors du BIFFF 2012 où le jury de la compétition Septième Parallèle lui a décerné une mention spéciale. Premier long-métrage doté d’un vrai budget pour le metteur en scène, Shuffle suit Lovell Milo, un homme dont la vie se résume à un vaste voyage spatio-temporel : il se réveille chaque jour à différents moments de sa vie. Tantôt nourrisson, tantôt vieillard grabataire, l’homme a du mal à supporter sa condition. Fatigué par ces événements, Lovell cherche des réponses… qu’il finira par trouver même si celles-ci ne sont pas réjouissantes.

Sorte d’Étrange Histoire de Benjamin Button, Shuffle pose dès les premières secondes de son déroulement les jalons de son histoire et, donc, de son succès. Forcément doté d’une construction chronologique très aboutie, le film de Kuenne met quelques temps à réellement instaurer sa structure, mais une fois celle-ci comprise, chaque élément du métrage coule de source. Visuellement magnifique, notamment grâce à une photographie impeccable, l’œuvre s’appuie de surcroît sur un score efficace, partie prenante au développement de l’action.

Car pour un « simple drame » à la construction originale, Shuffle se défend tant au niveau du climax que de l’intrigue en elle-même. Celle-ci, sorte de quête de la vérité et, par la suite, de la survie de l’être cher, permet à Kuenne de livrer un ensemble touchant dont les diverses facettes amènent à espérer un final réussi. C’est malheureusement là que les choses se compliquent pour le cinéaste qui, à force de longueurs et d’un romantisme un brin trop mélodramatique, rate de peu la finition de son univers surprenant.

Presque parfait, Shuffle pêche par excès de bons sentiments et d’humanité dans son dernier quart d’heure. Ce traitement trop classique pour une œuvre de cette stature générale laisse à penser que Kurt Kuenne a éprouver les pires difficultés à boucler son scénario. Dommage car, avec un peu plus d’inspiration, son Shuffle aurait pu (aurait dû) constituer l’une des œuvres les plus marquantes de 2012.


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