Critique de film

Sennentutschi

"Sennentutschi"
affiche du film
  • Genre : Thriller, Horreur - Objets tueurs
  • Année de production : 2010
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Michael Steiner
  • Pays d'origine : Suisse
  • Durée : 1h50
  • Scénariste : Stefanie Japp, Michael Sauter, Michael Steiner
  • Musique : Adrian Frutiger
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  • Bande annonce
  • ]
  • Casting : Roxane Mesquida, Joel Basman, Rebecca Indermaur, Peter Jecklin, Ueli Jaggi, Thomas Landl, Carlos Leal
  • Récompenses : Mention Spéciale du Jury aux Swiss Film Prize 2011

Selon un légende encore bien présente dans les montagnes grisonaises, la Sennentuschi est une poupée de paille fabriquée et utilisée par des bergers afin d’assouvir leurs pulsions sexuelles. Or, celle-ci, se réveille un beau jour, et prend vie dans le but de se venger de ceux qui ont abusé d’elle. Alors que les bergers disparaissent un à un, les villageois se demandent bien qui peut bien être cette mystérieuse femme muette venue de nulle part…

Les critiques à propos de ce film

Critique de Sennentuntschi - Les Poupées de paille
Par : Samuel Tubez


Une petite randonnée (mortelle ?) dans les Alpes suisse, ça vous dit ? On y tronche la sennentuntschi (une poupée gonflable faite de paille parce que le latex c’est trop propre), on y descend des litres d’absinthe, et on y tombe des falaises. Pas intéressé ? Et si je vous dit que la sennentuntschi, elle a les formes de Roxane Mesquida (Kaboom, Rubber), ça vous excite un peu plus ? Je le savais !

Un sex toy de fortune qui prend vie pour se venger des bergers qui ont un peu trop assouvis leurs pulsions sexuelles dessus, voilà ce que j’appelle un pitch prometteur. Mais pas de bol, on s’ennuie très rapidement dans ce métrage mêlant horreur et enquête policière sur un tempo taillé sur mesure pour l’inspecteur Derrick. Mou du genou, le film de Michael Steiner (Grounding, un doc sur la faillite de Swissair) peine à dérouler son intrigue et à dévoiler ses charmes. Pourtant ses intentions sont plus que louables, mais l’esthétique proche d’un téléfilm, la mise en scène datée, un dénouement inutilement alambiqué, ainsi qu’un ton bien trop soft au vu du sujet font chuter toutes ses belles promesses dans ces gouffres montagneux que le réalisateur semble pourtant filmer avec un certain amour.

Dommage, car on aurait voulu croire en cette histoire et l’on aurait aimé être envoûté par une Roxane Mesquida qui ne parvient pas à troubler comme la « woman » de Lucky McKee dans un registre quelque peu similaire. Las, Sennentuntschi ne fonctionne tout simplement pas.


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