Critique de film

Saison de la Sorcière (La)

"Season of the witch"
affiche du film
  • Genre : Horreur
  • Année de production : 1972
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : George A. Romero
  • Pays d'origine : Etats-Unis
  • Durée : 90 min
  • Budget : 120 000 $
  • Scénariste : George A. Romero
  • Musique : Steve Gorn
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  • Bande annonce
  • ]
  • Casting : Ann Muffy, Bill Thunhurst, Jan White, Joedda Mcclain, Neil Fisher, Raymond Laine
  • Récompenses : Aucune

Joan Mitchell, une femme au foyer qui frôle la quarantaine, n'est pas heureuse dans la vie. Mal mariée àun homme d'affaires taciturne, mère d'une fille de 19 ans distante et sur le point de quitter lecocon familial, Joan trompe sa solitude en s'intéressant à la sorcellerie. En effet, une cartomancienne initiéeaux techniques vaudous l'incite àse pencher sur son propre passé. Après quelques essais plus oumoins concluants, Joan estpersuadée d'avoir rencontré une véritable... sorcière !

Les critiques à propos de ce film

Critique de Season of the Witch - Season of the bitch ouais...
Par : Gore Sliclez


Joan Mitchell, bourgeoise d’entre-deux âges, délaissée par son mari et malheureuse dans sa vie, est victime de cauchemars récurrents et étranges. Attirée par la sorcellerie elle s’adonne alors à des rituels de magie noire afin de changer et pimenter son quotidien fade de mère au foyer incomprise. Jusqu’où est-elle prête à aller ?

Quatre ans après son retentissant Night of the Living Dead (1968), George A. Romero continue donc de provoquer la société américaine à travers une nouvelle oeuvre qui dépeint une bourgeoisie américaine engluée dans un way of life conservateur et ses brebis galeuses rendues avides de sensations fortes.

Joan, sorte de Mrs Robinson (Le Lauréat vous vous souvenez ?) en moins sexy interprétée par Jan White (un iceberg la nana !), représente cette victime sociétale, aux illusions perdues, qui décide d’aller à la découverte de cette nouvelle jeune génération post soixante-huitarde désoeuvrée, plus ouverte, plus libérale en transgressant le sacro-saint mariage avec ni plus, ni moins que le compagnon de sa fille. Enième pied de nez à cette Eglise que le natif de Pittsburgh aime tant choquer.

Avec Season of the Witch, Romero reproduit les caractéristiques premières de son cinéma : bouleverser le quotidien réaliste de ses héros en les confrontant à des éléments d’horreur et de fantastique. Un changement surréaliste à sens unique et sans retour que va vivre Joan à travers des crimes salvateurs et cathartiques. Baignée dans une atmosphère à la fois onirique, mystique et de bacchanale, l’œuvre nous fait irrémédiablement penser à Rosemary’s Baby avec ces costumes aux couleurs très prononcées, ces maquillages à outrance mais aussi et surtout via ces personnages de femmes victimes d’un establishment américain machiste et réac qui les oblige à affronter la médiocrité de leur quotidien en se plongeant naïvement dans des expériences occultes et mystiques au risque de paraître ridicules. Le titre originel Hungry Wives est, à cet égard, plus révélateur...

Film subversif donc dans son propos mais hélas terriblement ennuyant dans son ensemble. En cause, des acteurs plus que moyens, des scènes d’une longueur navrante, une mise en scène laborieuse et une tension inexistante, un comble en définitive quand on sait qui se cache derrière la caméra. Un film qui, grâce à son scénario très exploitable, mériterait une seconde chance via une réadaptation plus énergique.

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