Critique de film

Save the green planet !

"Jigureul jikyeora! "
affiche du film
  • Genre : Science-fiction
  • Année de production : 2003
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Joon-Hwan Jang
  • Pays d'origine : Corée du Sud
  • Durée : 1h58
  • Scénariste : Joon-Hwan Jang
  • Musique : Dong-jun Lee
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  • Bande annonce
  • ]
  • Casting : Shin Ha-Gyun, Baek Yun-Sik, Hwang Jeong-Min
  • Récompenses : Corbeau d'Or au BIFFF en 2004
    Prix de la Meilleure photographie et de la Meilleure actrice (Jeong-min Hwang) au festival de Buenos Aires en 2004
    Prix du Meilleur réalisateur, Meilleurs effets sonores et Meilleur acteur de second rôle (Yun-shik Baek) au festival des Grand Bell Awards de Corée du Sud en 2003
    Prix du Meilleur réalisateur au festival de Moscou en 2004
    Prix au festival de Puchon en 2003

Pour ce couple, c'est une évidence : les extra-terrestres sont sur le point d'avoir une emprise totale sur la planète. Certains sont même déjà sur le globe, ayant pris l'apparence d'être humains tout à fait normaux. Décidé à empêcher cette invasion, le couple kidnappe un homme d'affaire, persuadé qu'il est l'un d'eux. Petit à petit, les choses se compliquent, et un mystérieux et terrible danger rôde...

Les critiques à propos de ce film

Critique de Save the green planet - La SF, un genre à sauver ?
Par : Damien Taymans


Couronné en 2004 par le Corbeau d’Or au BIFFF, Save the green planet est l’un de ces apports décalés et carrément jouissifs d’Extrême-Orient.

Partant d’un postulat étonnant, le film surprend surtout par le mélange des genres qu’il propose (à l’instar d’autres œuvres asiatiques comme le génial La mélodie du malheur de Takashi Miike). Véritable thriller psychologique s’apparentant fréquemment à al comédie franche, le métrage virevolte même du côté des films dramatiques sans oublier d’emprunter certains codes aux genres horrifiques et science-fictionnels. Bien loin de transformer son œuvre en fourre-tout cinématographique, Jang Jun-Hwan utilise toutes les cordes de son arc pour déstabiliser le spectateur et le manipuler fréquemment.

Film de tous les excès, Save the green planet nous met aux prises avec des personnages torturés (au propre comme au figuré d’ailleurs) qui fonctionnent tous selon leurs propres croyances et leurs propres règles. Lee Byung-Goo nous entraîne dans son délire de poursuite alienesque, Sooni nous frappe par son innocence enfantine et le destin de Kang Man-Shik fournit également au spectateur son lot d’émotions.

De part et d’autre de l’œuvre, on s’interroge sur la véracité des dires du cinglé Lee Byung-Goo. Perpétuellement, le réalisateur nous expose la folie du héros mais aussi ses troubles sentimentaux les plus profonds, nous faisant habilement vaciller entre confiance et méfiance à l’égard de celui-ci.

En réalité, pendant qu’il nous malmène, le réalisateur nous mène doucement vers une fin somptueuse au sens politique certain, distillant un message moins cradingue que d’autres essais science-fictionnels comme La planète des vampires. Un message délicieusement répandu à coups de destructions des mythes religieux les mieux établis, n’hésitant pas à repasser en accéléré les dérives les plus sombres de l’histoire de l’humanité.

Malgré quelques baisses de régime rythmiques en fin de métrage et un éparpillement dommageable lors des descriptions des états d’âme de l’enquêteur, Save the green planet reste un grand film aussi original que bandant qui drainera à lui les amateurs de films asiatiques, les fans de science-fiction et les badauds curieux de voir de quoi ça parle…

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