Critique de film

Running man

"The Running Man"
affiche du film
  • Genre : Science-fiction
  • Année de production : 1987
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Paul Michael Glaser
  • Pays d'origine : USA
  • Durée : 1h41
  • Budget : 27 millions de dollars
  • Scénariste : Stephen King (roman) / Steven E. de Souza (scénario)
  • Musique : Vassal Benford, Harold Faltermeyer
  • [
  • Bande annonce
  • ]
  • Casting : Arnold Schwarzenegger, Maria Conchita Alonso, Yaphet Kotto, Jim Brown, Jesse Ventura, Erland van Lidth, Marvin J. McIntyre, Gus Rethwisch
  • Récompenses : Saturn Award du Meilleur acteur de second rôle (Richard Dawson) en 1988

Los Angeles, 2019. Des candidats, sélectionnés parmi la population carcérale, s'affrontent à mort dans le cadre d'une émission de télévision à succès.

Les critiques à propos de ce film

Critique de Running Man - Oh oui, Schwarzie ! Fais-leur mal !
Par : Quentin Meignant


Paul Michael Glaser, réalisateur et acteur (Eh oui ! C’est Starsky !) de quelques épisodes de Starsky et Hutch et du très mauvais Kazaam (avec Shaquille O’Neal), aux commandes et Arnold Schwarznegger à l’affiche, le tout pour une adaptation de Stephen King, il faut bien avouer que vu comme cela, ça ne donne pas fort envie !

Les aprioris sont donc légion au moment d’entamer la vision de Running man et les amateurs de cinéma de genre et de SF en particulier ont clairement de quoi reculer. Et pourtant... Running man est vraiment une très grande réussite, un petit bijou d’action qui plaira sans nul doute à des milliers de geeks...

Il est vrai qu’il est difficilement imaginable de se planter au vu des bases laissées par le grand Stephen King qui, dans son roman, nous dépeint une société totalement apocalyptique, aux mains d’une clique fasciste peu recommandable qui passe son temps à massacrer de pauvres gens.

Bien sûr, d’aucuns trouveront que le Super-Schwarzie au grand coeur contre le reste du monde, cela fait un peu cliché, mais quand le tout est tourné de manière attractive et avec une vraie critique derrière, ça passe comme une lettre à la poste !

En effet, bien plus qu’un simple plaisir formel, Glaser nous livre véritablement une oeuvre de fond non-dissimulée critiquant la manipulation des médias à l’égard du petit peuple que nous sommes. Bien sûr, cette manipulation est poussée à l’extrême dans le film mais certains éléments rappellent sans aucun doute ce que nous vivons à l’heure actuelle.

Running man est en effet un jeu de télé-réalité qui consiste à survivre dans un univers souterrain peuplé de bourreaux en tous genres. Préfigurant ce que nous connaissons aujourd’hui avec des émissions certes plus softs (du genre Koh-Lanta, Loft Story,...), le métrage frappe donc un grand coup de pied dans la fourmillière, nous montrant à quel point rien n’est fait au hasard dans ce genre d’émissions (un peu comme Loana dans la piscine quoi !)

Outre ce côté très profond, le film est un excellent divertissement, nous livrant dès les premiers instants de belles bastons bien sanglantes et un gore noyé dans le rythme trépidant. Nous découvrons ainsi, par exemple, le collier de prisonnier qui explose, réduisant en charpie de manière très réaliste la tête de quelques malheureux.

Le jeu en lui-même est aussi follement attractif, se présentant un peu comme un jeu vidéo : à chaque moment le public envoie ses champions aux trousses des traqués. Véritables gladiateurs des temps futurs, armés de tronçonneuses ou de lance-flammes, ces derniers livrent un véritable combat au gentil Schwarzie et à ses amis.

L’intensité, un peu comparable à ce que Marshall nous a fait ressentir avec Doomsday (toutes proportions gardées bien entendu), ne baisse jamais d’un poil et est des plus enthousiasmante. On ne s’ennuie presque jamais devant cette mise en scène au punch incroyable...

Quelques défauts viennent néanmoins perturber le tout : la bande son totalement déplorable a parfois de quoi refroidir certaines ardeurs. Trop de périodes de silence sont ainsi observées au cours des combats qui auraient pu être agrémentés d’un rock bien senti. Ce n’est hélas pas le cas et le film y perd indéniablement en intensité ! Le même problème est d’ailleurs observé à certains endroits du métrage montrant les spectateurs des combats : on voit ces derniers bondir et hurler mais.... on ne les entend presque pas ! Ce gros problème de son prête inévitablement à sourire...

Tout comme le final d’ailleurs qui se termine comme tout « bon » film de Schwarzie : par un gros baiser bien langoureux avec sa nouvelle chère et tendre, ce qui casse inévitablement les effets procurés durant la majeure partie du métrage. Il est dommage de voir une telle scène d’amour (sur fond rose s’il vous plaît !) à la fin d’un si bon film de geek !

Qu’à cela ne tienne, Running Man est une superbe adaptation d’une oeuvre de Stephen King, le maître incontesté de l’horreur.... et visiblement de la science-fiction ! Une fois n’est pas coutume, Schwarzenegger et Glaser nous auront offert bien du plaisir ! C’est assez rare que pour être souligné !

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