Critique de film

Ring

"Ringu"
affiche du film
  • Genre : Horreur - Fantômes, Spectres,...
  • Année de production : 1998
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Hideo Nakata
  • Pays d'origine : Japon
  • Durée : 1h36
  • Budget : 1,2 millions de Dollars
  • Scénariste : Kôji Suzuki, Hiroshi Takahashi
  • Musique : Kenji Kawai
  • [
  • Bande annonce
  • ]
  • Casting : Nanako Matsushima, Miki Nakatani, Hiroyuki Sanada, Yuko Takeuchi, Hitomi Sato, Yoichi Numata, Katsumi Muramatsu, Rikiya Otaka, Masako, Rie Inou,...
  • Récompenses : Film le plus populaire aux Awards of the Japanese Academy 1999
    Nominé comme Meilleure Actrice (Nanako Matsushima) aux Awards of the Japanese Academy 1999
    Corbeau d'Or au BIFFF 1999
    Meilleur Film Asiatique au Fant-Asia Film Festival 1999
    Prix de l'audience au NatFilm Festival 2001
    Meilleur Film et Meilleurs Effets Spéciaux au Festival de Sitges 1999

Une rumeur circule dans les cours d'école: une vidéo maudite provoquerait la mort pile une semaine après l'avoir regardée... Rumeur apparemment stupide mais non moins fondée puisqu'on lui impute déjà au moins quatre morts. La tante d'une des victimes, journaliste de profession, décide de mener l'enquête...

Les critiques à propos de ce film

Critique de Ring - Nakata is born !
Par : Quentin Meignant




Nakata is born ! C’est sans doute ce que l’on peut se dire à l’issue de Ring. Le japonais, auteur du magnifique Dark Water, est sans doute un des réalisateurs les plus en vogue à l’heure actuelle.

Et pour cause, c’est tout simplement lui qui lança la mode des ghosts asiatiques à l’échelle mondiale grâce à ce Ringu tout simplement fabuleux. Ce film, d’ailleurs repris bien vite par Hollywood (Eh oui ! Les Ricains aiment décidément l’argent que rapporte les films de fantômes venu du pays du soleil levant !), constitue la pierre angulaire d’une mode qui se décline de nos jours avec les reprises de Dark Water ou de Ju-on :The Grudge !

Il faut dire que le métrage original de Nakata a de quoi charmer n’importe quel spectateur. En fait, c’est dès le générique que le réalisateur nous prend aux tripes avec une musique hors du commun qui berce des plans d’une mer agitée de vagues qui ont quelque chose de terrifiant, sans que l’on sache réellement quoi…

Dès le début, Nakata s’échine à nous plonger dans l’intrigue, non sans un certain succès. Il est d’emblée question d’une mystérieuse cassette qui tuerait les personnes qui l’ont vue sept jours plus tard. Le réalisateur nous présente ces faits par le biais de deux ados un peu écervelées et alterne donc à merveille les séquence insouciantes avec les moments ultra-angoissants.

C’est la manière qu’il a trouvé pour rendre au mieux une angoisse pesante et on peut avancer que cela fonctionne parfaitement. En moins de temps qu’il ne faut pour le dire, on trésaille pour un simple coup de téléphone, pour une télévision qui s’allume toute seule,… Et ce, jusqu’au moment où Nakata choisit réellement de porter atteinte à la vie d’une des jeunes actrices sous nos yeux ébahis : sans rien en montrer, le réalisateur a déjà créé un mythe, celui de Sadako, fantôme vengeur et effrayant.

Il enchaîne alors dans une ambiance très glauque par des interviews d’enfants, réalisées par une journaliste qui s’intéresse de près à la rumeur de la cassette tueuse. Par ce biais, Nakata démontre la puissance des mythes urbains, un peu comme l’avait fait Clive Barker avec Candyman. La menace est partout, on la sent : chaque plan est effectué savamment et, appuyé par une musique oppressante, nous fait vivre un stress permanent.

C’est alors que la journaliste découvre la fameuse cassette et la visionne. Commence alors une véritable course contre la montre et contre la mort qui s’échafaude autour d’une enquête rondement menée par la journaliste.

Cette enquête consiste d’ailleurs dans un premier temps à la décortication de la cassette et donc, à la multiplication de plans mystérieux et effrayants pour le spectateur. Car cette cassette, spectacle glauque très court, vaut à elle seule le déplacement ! On ne comprend strictement rien au départ à ce qui se trouve sur ces bandes d’un glauque incroyable, mais, petit à petit, les recherches menées nous emmènent vers un inavouable secret.

Ce secret nous emmène sur une île et dans les campagnes japonaises et nous fait profiter des paysages incroyables offerts par le pays du soleil levant. Les plans que Nakata effectue alors sont d’une beauté rare et changent la vision urbaine que l’on avait jusque là du Japon.

Cette imagerie incroyablement belle est rendue glauque en deux temps trois mouvement par le réalisateur grâce à des flash-backs explicatifs d’événements passés qui font la lumière sur tous les éléments de l’intrigue.

Reste alors aux héros à plonger dans les profondeurs du (célèbre) puits où les vrais événements horrifiques arrivent en pagaille et où la tension est bien palpable. Les mouvements de caméra n’y sont pas pour rien et l’on ne peut que se régaler face à toute cette verve offerte par un metteur en scène de génie.

Le scénario, basé sur un roman de l’excellentissime Kôji Suzuki, frise lui aussi la perfection tant le final est intense et fort en émotions. Alors que l’on croit que tout est terminé, rien ne l’est et l’on se rend compte que ce film ne peut connaître de fin réellement heureuse ! Cette cassette constitue, quelque part, la fin du monde ou, en tout cas, le début d’un égoïsme pour la survie.

Elle signifie aussi la naissance d’un immense réalisateur et celle de la mode des ghosts asiatiques ! Ce film est une véritable perle et les mots me manquent vraiment pour décrire le plaisir ressenti pendant une heure et demie ! A voir avec toute l’admiration que l’on peut avoir pour un tel chef-d’œuvre !

Cinemag

> Feuilleter

Concours

Sondage