Critique de film

Retribution

"Retribution"
affiche du film
  • Genre : Thriller
  • Année de production : 2011
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Mukunda Michael Dewil
  • Pays d'origine : Afrique du Sud
  • Scénariste : Mukunda Michael Dewil
  • Musique : Daniel Matthee, James Matthes
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  • Bande annonce
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  • Casting : Jeremy Crutchley, Shoki Mokgapa, Morne Visser
  • Récompenses :

Retribution suit un juge fraîchement mis à la retraite, qui, histoire de passer le temps, décide d’écrire un roman plutôt acide sur les nombreuses affaires qu’il a menées à bien. Pour ce faire, il se retirer dans les montagnes Overberg, lieu isolé qui finira par le rendre dépressif. Tout irait néanmoins pour le mieux si le malheureux néo-écrivain n’avait pas croisé la route d’un randonneur, cuisinier à ses heures, qui aime mettre en sauce des mets pas forcément ragoutants pour nous, pauvres petits êtres sans défense...

Les critiques à propos de ce film

Critique de Retribution - Ca se paie cash !
Par : Quentin Meignant






Présenté en première internationale dans le cadre de la compétition Thriller du BIFFF 2011, Retribution est le premier long-métrage de Mukunda Michael Dewil, connu en Afrique du Sud pour ses publicités à succès. Et comme toute première œuvre qui se respecte, Retribution n’a su bénéficier que d’un microscopique malgré l’intervention de la bien renommée Moonlighting Films, une firme qui a notamment contribué au financement de Doomsday ou encore de 10,000 BC. Encouragé par le succès de District 9, Mukunda Michael Dewil désirait néanmoins faire une nouvelle fois parler en bien de l’Afrique du Sud et, ainsi, participer à l’essor de ce cinéma qui nous a déjà bluffé par le passé. Pour ce faire, Retribution met en scène un juge fraîchement mis à la retraite, qui, histoire de passer le temps, décide d’écrire un roman plutôt acide sur les nombreuses affaires qu’il a menées à bien. Pour ce faire, il se retirer dans les montagnes Overberg, lieu isolé qui finira par le rendre dépressif. Tout irait néanmoins pour le mieux si le malheureux néo-écrivain n’avait pas croisé la route d’un randonneur pas si innocent et inconnu qu’il n’y paraît.

Si District 9 est à ce jour le seul film sud-africain à sortir de la norme et à s’être imposé à tout cinéphile qui se respecte, Retribution se veut beaucoup plus modeste, d’une part côté budget, et d’autre au niveau d’un canevas plutôt classique. Néanmoins, Mukunda Michael Dewil parvient rapidement à surprendre, notamment au niveau d’une magnifique direction de la photographie dépeignant avec brio des paysages tout aussi marquants. Maîtrisant visiblement les aspects techniques de son œuvre, le cinéaste, après un petit moment d’exposition, ne tarde pas à poser les jalons de son efficace thriller.

Campé avec brio par Jeremy Crutchley, Alan Riley, le protagoniste malfaisant de l’ensemble, ne tarde pas à dévoiler ses sinistres desseins sous l’habile caméra de Dewil, qui peut de plus compter sur l’intelligence de son scénario. Œuvre particulièrement sensitive, Retribution baigne dans une ambiance assez exceptionnelle tout au long d’une aventure rappelant le Red de Diesen et McKee. La comparaison entre les deux œuvres s’arrête là puisque Retribution se montre bien plus efficace que ce glorieux exemple, pouvant compter sur un travail efficace au niveau du score, tandis que le jeu de Shoki Mokgapa s’avère donner un coup de fouet à la seconde partie de l’œuvre. Dès lors, hormis quelques temps morts avant tout dus à l’aspect « déjà-vu » de cette intrigue, l’ensemble demeure intéressant de bout en bout.

Véritable bonne surprise du BIFFF 2011, Retribution, malgré un canevas on ne peut plus classique, peut se targuer d’être une bonne réussite, notamment grâce au travail acharné fourni à tous les niveaux de l’ensemble. Mukunda Michael Dewil prouve en tout cas que la qualité du cinéma sud-africain devrait encore faire parler d’elle dans les années à venir.


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