Critique de film

Rest Stop

"Rest Stop"
affiche du film
  • Genre : Horreur
  • Année de production : 2006
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : John Shiban
  • Pays d'origine : Etats-Unis
  • Durée : 1h25
  • Scénariste : John Shiban
  • Musique : Bear McCreary
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  • Bande annonce
  • ]
  • Casting : Jaimie Alexander, Joey Mendicino, Deanna Russo, Diane Salinger, Michael Childers
  • Récompenses : Aucune

Une jeune femme et son ami sont traqués par un psychopathe sur la route.

Les critiques à propos de ce film

Critique de Rest Stop - L’arrêt pipi de trop !
Par : Gore Sliclez


Une jeune fille en fugue, le baluchon sur l’épaule, s’enfuit avec son petit ami pour se rendre en Californie tenter sa chance comme actrice (non, non pas Cindy Sander, une autre). Après plusieurs heures de route et quelques tripotages à l’arrière de la berline, notre couple se perd et décide de s’arrêter à un Rest Stop pour pisser un coup et réfléchir ensuite. Après avoir découvert la propreté de ces toilettes publiques qui feraient passer nos aires d’autoroute pour des palaces, Nicole (prononcez NIKEcol c’est quand même mieux) découvre à son retour que la voiture et son petit copain ont disparu. La belle se retrouve ainsi seule avec un serial killer (un quoi ?) dans les parages.

Révélé comme scénariste de la saga X-Files, John Shiban signe avec Rest Stop son premier film et décide pour l’occasion de s’entourer de la très jolie Jaimie Alexander déjà vue dans The Other Side (2006) ou encore dans le très crétinissime Hallowed Ground (2007). Une Scream Queen de charme qui nous offre une interprétation remarquable en victime d’un dégénéré redneck qui prend son pied en torturant ses victimes au sécateur ou à la foreuse.

Rest Stop est d’un classicisme évident qui reprend à son compte une multitude de clichés du genre et principalement de Wolf Creek (jusque dans l’affiche du film) déjà devenu une référence pour tous ces petits films indépendants aimant jouer sur le craspeque et les scènes d’un gore souvent répugnant.

Tourné dans des décors très cheap, budget restreint oblige, le film s’attarde d’ailleurs longtemps dans l’ambiance glauque et sale de ces toilettes publiques jamais entretenues où des messages inscrits à la porte d’un WC glacent le sang de la bienheureuse venue se soulager. Soudain des pieds, pointure 45 (au jugé) se placent en dessous de celle-ci (la porte !) et le nez du pervers respire à tout va dans les interstices (de la porte !). Ambiance réussie !

Sans réseau (comme d’hab’), sans moyen de communication et de subsistance, Nicole qui picole (et c’est vrai en plus) prend conscience qu’elle est prise au piège d’une famille de dégénérés consanguins (clin d’œil très évident à La Colline a des yeux) intégriste religieuse du Dixieland et sans grand espoir de retour.

Sans jamais vraiment s’écarter d’une trame narrative classique et sans surprise, Rest Stop parvient néanmoins à instaurer une atmosphère lourde et très inquiétante, ce malgré une mise en scène minimaliste mais grâce à une interprétation très convaincante de Jaimie Alexander sur les épaules de laquelle repose entièrement le film. Et si celui-ci tourne parfois en rond et n’évite pas des longueurs naïves préjudiciables au suspense, force est de constater que la tension et l’horreur de certaines scènes (un doigt sucé jusque la moelle ou une langue coupée au sécateur notamment) parviennent à maintenir l’adrénaline du spectateur à un niveau respectable, ce qui au bout du compte n’est déjà pas si mal…


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