Critique de film

Renaissances

"Self/less"
affiche du film
  • Genre : Science-fiction, Thriller
  • Année de production : 2015
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Pays d'origine : USA
  • Durée : 1h56
  • Budget : 26 millions de dollars
  • Musique : Dudu Aram, Antonio Pinto
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  • Bande annonce
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  • Récompenses :

Que feriez-vous si on vous proposait de vivre éternellement ? Damian Hale, un richissime homme d’affaire new-yorkais atteint d’une maladie incurable, se voit proposer une opération révolutionnaire par le mystérieux groupe Phénix : transférer son esprit dans un corps de substitution, « une enveloppe vide », un nouveau corps jeune et athlétique pour prolonger sa vie. Comment résister à une telle proposition ? Damian Hale procède au transfert et redécouvre les joies de la jeunesse, du luxe et des femmes dans son nouveau corps. Jusqu’au jour où Damian découvre un terrible secret sur l’opération. Un secret pour lequel Phénix est prêt à tuer.

Les critiques à propos de ce film

Critique de Renaissances - Renouveau déjà vu
Par : Samuel Tubez




Après avoir quelque peu perdu de sa superbe sur Mirror, Mirror et Immortals, ce véritable plasticien du 7e Art qu’est Tarsem Singh semble ici abandonner définitivement sa patine personnelle pour les besoins de ce thriller SF écrit par les frères Pastor (Infectés, Les Derniers jours).

Cinéaste de la forme n’ayant rien à dire pour certains, génie visuel pour d’autres, Tarsem Singh insufflait en tous cas quelque chose d’unique au sein du cinéma hollywoodien. Donnant à première vue l’impression d’être réalisé par n’importe quel faiseur hollywoodien, Renaissances semble donc impersonnel malgré un environnement atypique (le son et les décors de la Nouvelle Orléans). Sans ces fameuses fulgurances visuelles auxquelles il nous avait habitué, son nouveau film pourrait en effet appartenir à une toute autre filmographie. Un peu à la façon de son héros mourant qui s’offre une nouvelle vie dans le corps d’un jeune trentenaire, le réalisateur troque presque toutes ses dorures et ornementations pour se glisser dans une peau neuve et vierge. En apparence seulement, car le contenant s’avère dans le film être un ancien militaire qui cogne aussi dur qu’un Jason Bourne et qui va, sous le contrôle de l’esprit de son hôte, tenter de percer la vérité en défiant la firme à l’origine de l’extraction spirituelle. C’est le concept captivant bien que très en vogue (cfr. Transcendance ou même Chappie) de la transhumanisation qui est ici mis en scène sur fond de thriller mené tambour battant. Une course-poursuite qui ne s’attarde d’ailleurs pas plus que ça sur d’éventuelles considérations philosophiques, préférant miser sur le rythme plutôt que sur l’intellect. En résulte une série B sans éclats ni prétention, rendue convaincante malgré ses invraisemblances par l’implication de son casting (Ryan Reynolds en tête). Une dimension humaine plus que bienvenue au sein de ce thriller SF à l’ancienne refusant le spectaculaire à l’avantage de ses personnages.

On pourrait bien sûr fustiger un certain manque d’ambition, et, surtout, s’émouvoir sur la perte de cette identité visuelle flamboyante chère au réalisateur de The Fall. Pourtant, pris à part, Renaissances fonctionne pas mal du tout en offrant un divertissement qui remplit parfaitement son objectif et pourrait même révéler la nouvelle profession de foi de son réalisateur : faire simple mais efficace. Ses futures réalisations nous prouveront s’il s’agit véritabelment d’une nouvelle orientation ou d’une simple passe...


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