Critique de film

Reign of Assassins

"Jianyu"
affiche du film
  • Genre : Cape et épée, Arts-Martiaux
  • Année de production : 2010
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Chao-Bin Su, John Woo
  • Pays d'origine : Chine
  • Durée : 1h57
  • Budget : 12 millions de dollars
  • Scénariste : Chao-Bin Su
  • Musique : Peter Kam
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  • Bande annonce
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  • Casting : Michelle Yeoh, Kelly Lin, Woo-sung Jung, Shawn Yue, Barbie Hsu, Xueqi Wang
  • Récompenses :

Dans la Chine antique, Zeng Jing, assassin hors pair, se retrouve en possession des restes d’un moine bouddhiste mystique. Elle décide alors de ramener les restes à l’endroit auquel ils appartiennent. Mais sa quête se trouve entravée par une bande d’assassins qui souhaitent mettre la main sur ses mystérieuses reliques qui possèdent un pouvoir très puissant.

Les critiques à propos de ce film

Critique de Reign of assassins - Aux armes et caetera
Par : Damien Taymans


Après une escale américaine composée de quelques dérives (Mission impossible 2, Paycheck), John Woo avait effectué avec Les trois royaumes un retour aux sources des plus convaincant. Avec Reign of assassins, Woo et son compère Chao-Bin Su (Silk) redonnent ses lettres de noblesse au wu xia pian, version mandarine des capes et d’épées, une décennie après Crouching tiger, Hidden dragon d’Ang Lee. Le projet naît au départ de la volonté du producteur Terence Chang, indéfectible compagnon de route de Woo depuis Once a thief, de combiner la jolie frimousse de Michelle Yeoh à de l’action musclée. Confié à Chao Bin-su, le bébé se retrouve également bercé par John Woo, venu prodiguer, officieusement dans un premier temps, ses conseils de vétéran aguerri et offrir un peu de son expérience et de son temps à l’exécution de cette entreprise pharaonique. En aval, difficile de distinguer la part d’investissement de Woo qui aurait passé quelques semaines sur le plateau et aurait même signé seul la réalisation d’une séquence de combat où figure sa fille Angeles.

Reign of assassins fonctionne à contre-courant de la production cinématographique chinoise, actuellement en plein essor, et offre un retour aux sources classiques plutôt revigorant. Une introduction animée présente de manière succincte les différentes forces en présence et plante le décor, de même que le premier quart du métrage durant lequel le tandem de réalisateurs, sur un rythme lancinant, dessine les contours de l’intrigue et esquisse parfois grossièrement ses personnages principaux. Reign of assassins, tel une jeune vierge luttant contre une tendance nymphomaniaque récente, se laisse doucement et progressivement effeuiller, ne délivrant qu’au compte-goutte les attributs qui lui confèrent sa réussite. Au fil de l’oeuvre, les mystères s’épaississent et les sous-intrigues se multiplient (comme les personnages d’ailleurs), jusqu’à ce que le puzzle (made in Taïwan, donc forcément qualitativement irréprochable) adopte sa forme définitive et ne se dévoile complètement (avec quelques incohérences scénaristiques en prime).

Haletant dans sa deuxième partie, Reign of assassins offre une sorte de réplique asiatique parfaite aux actioners bourrins burinés outre-Pacifique (ben oui, faut revoir sa géo, les gars !). Avec en prime des combats dantesques (chorégraphiés par le doyen Stephen Tung Wai, qui a notamment officié sur Seven swords et Hero) aux allures d’heroic fantasy jacksonienne et un ersatz bridé de la Black Mamba de Tarantino. Et si vous tenez vraiment à faire le difficile, je garde mon sabre à portée de main. Y paraît qu’un homme tranché en vaut deux, d’après Confucius...


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