Critique de film

Red Eagle

"Red Eagle"
affiche du film
  • Genre : Science-fiction, Action, Thriller - Vigilante
  • Année de production : 2010
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Wisit Sasanatieng
  • Pays d'origine : Thaïlande
  • Durée : 2h10
  • Scénariste : Wisit Sasanatieng
  • Musique : Traithep Wongpaiboon
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  • Bande annonce
  • ]
  • Casting : Ananda Everingham, Pornwut Sarasin
  • Récompenses : Meilleurs effets visuels aux Thailand National Film Association Awards 2011

Bangkok, année 2016. La capitale thaïlandaise est minée par la corruption et le crime. La moral de la population est au plus bas, surtout depuis que le gouvernement a annoncé la prochaine construction d'une centrale nucléaire. Soudain, au milieu de ce chaos, un héros apparait...

Les critiques à propos de ce film

Critique de Red Eagle - Le héros du Bengale
Par : Quentin Meignant






Industrie en pleine expansion, le cinéma thaïlandais ne cesse de nous abreuver en OFNI. Bénéficiant de plus en plus de moyens, les cinéastes peuvent enfin y laisser libre cours à leurs folies. Parmi celles-ci, Red Eagle fait office de véritable blockbuster. Confiée aux bons soins de Wisit Sasanatieng, pour qui il s’agit du quatrième long-métrage et qui a signé il y a peu l’excellent script de Slice, cette adaptation d’une célèbre série télé thaï des années 60 a été présentée lors du NIFFF 2011 dans le cadre de la compétition New Cinema from Asia. L’action de Red Eagle prend place à Bangkok en 2016 où la peur règne sur la ville, rongée par le crime et la corruption. Mais de ce chaos jaillit un héros masqué : Red Eagle ! Confronté à une confrérie de politiciens véreux, il décide de nettoyer la capitale. Cependant, lorsque ses ennemis mettent un assassin sur ses traces et que la police décide de le pister, les choses se compliquent d’autant qu’il tombe amoureux d’une jeune femme très impliquée dans la défense de l’environnement.

Développant d’emblée les thématiques principales exploitées par son œuvre (l’écologie, la corruption,…), Wisit Sasanatieng pose avec brio les jalons de son intrigue tout en la parsemant çà et là de premières notes humoristiques. Celles-ci font d’ailleurs de l’œuvre un véritable moment de légèreté, à mille lieues de l’exemple en général cité pour évoquer les influences de Red Eagle : The Punisher. Certes le métrage s’avère tout de même être un vigilante ayant pour toile de fond le super-héroïsme, mais l’ensemble prouve que les bandes héroïques sont avant tout un art de divertissement.

S’attelant à rendre ses protagonistes bienfaisants particulièrement attachants, Sasanatieng parvient à mettre en place une love story et une intrigue rythmée dans un entrelacement de séquences plutôt efficace. Si Rome, alias Red Eagle, ne tarde pas à convaincre, l’acteur Ananda Everingham livrant une prestation quatre étoiles, le cinéaste peut aussi s’appuyer sur un nombre de seconds couteaux rendant la fable agréable à suivre. Doté d’un score efficace et d’une bonne humeur à toute épreuve, Red Eagle constitue un ensemble spectaculaire en diable qui mène le spectateur par le bout du nez au fil d’un scénario très bien construit. Le seul bémol résidant dans le fait que le final incomplet de l’œuvre nous laisse devant un irritant « à suivre », le métrage peut se targuer d’être une pleine réussite.

Lancement d’une saga cinématographique qui ne manquera pas de défrayer la chronique dans les années à venir, Red Eagle est la preuve que le cinéma thaïlandais sait se réinventer tout en s’appuyant sur une culture particulièrement riche. Drôle et rythmée à souhait, l’œuvre de Wisit Sasanatieng n’a rien à envier à ses concurrents friqués d’Occident.


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