Critique de film

L'arène

"Raze"
affiche du film
  • Genre : Action, Thriller, Epouvante-horreur
  • Année de production : 2013
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Pays d'origine : USA
  • Durée : 1h27
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  • Bande annonce
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  • Récompenses :

Suite à son enlèvement, Jamie se retrouve enfermée dans une prison entièrement peuplée de femmes. La captive est contrainte de se battre à mains nues avec sa codétenue Sabrina, au centre d’une arène, pour le plaisir de spectateurs invisibles. Mais l’enjeu est de taille… Une personne proche de chacune des prisonnières est en danger de mort. Pour leur sauver la mise, ces femmes doivent combattre jusqu’à ce que mort s’ensuive. Leur salut dépend désormais de leur victoire. Le jeu s’annonce musclé et sanglant…

Les critiques à propos de ce film

Critique de Raze - Razoir
Par : Quentin Meignant


Jeune cinéaste californien très actif dans le domaine du court métrage, Josh C. Waller est entré avec fastes dans le domaine du long avec son Raze, film au casting impressionnant (Zoe Bell et Rachel Nichols, qui produisaient par ailleurs le projet), dont la tagline à elle seule résumait l’esprit du film : « Fight or die ». En effet, Raze prend place dans un lieu tenu secret qui voit des donzelles se battre pour leur survie. Pas question de lutter contre des hordes comme dans The Hunger Games mais bien contre une seule personne dans un face à face organisé par des ravisseurs particulièrement vicieux. Les demoiselles ont été enlevées à leurs proches dans ce seul et unique but et, ne pouvant pas fuir, elles doivent combattre leurs congénères pour rester en vie.

Doté d’un pitch particulièrement alléchant, Raze ne passe néanmoins guère le cap de la demi-heure. Malgré de premiers combats très convaincants, le métrage de Waller souffre en effet de la répétitivité de ceux-ci, tant au niveau de leur chorégraphie que de leur non-sens. Dès lors, si certaines personnalités semblent se détacher pour susciter un temps soit peu d’intérêt, l’ensemble sombre rapidement dans l’ennui.

Le manque criant de quelconques variations dans les combats et les problèmes de caractérisation de certains personnages viennent donc saper une idée de base plutôt sympathique qui ne tient jamais ses promesses. Le crescendo final, qui aurait pu sauver ce qui pouvait encore l’être, est, lui, totalement absent, un peu à l’image d’un cinéaste qui n’a jamais pris la peine de faire preuve d’inventivité au niveau de sa mise en scène.

Raze fait donc « pschitt » une fois passée la première demi-heure et s’avère être une cruelle déception. Ce qui aurait pu être un hommage violent aux W.I.P. se transforme peu à peu en un ensemble fainéant et pingre au niveau du spectacle.


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