Critique de film

Rampage

"Rampage"
affiche du film
  • Genre : Thriller - Serial-killer, Psychologique
  • Année de production : 2009
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Uwe Boll
  • Pays d'origine : Canada, Allemagne
  • Durée : 1h25
  • Scénariste : Uwe Boll
  • Musique : Jessica de Rooij
  • [
  • Bande annonce
  • ]
  • Casting : Brendan Fletcher, Shaun Sipos, Michael Paré, Matt Frewer, Lynda Boyd, Robert Clarke, Malcolm Stewart, Steffen Mennekes, Catey Grace, Laurie Brunetti
  • Récompenses : Mention Spéciale (pour la scène du bingo) lors du BIFFF 2010

Un petit génie de lâ

Les critiques à propos de ce film

Critique de Rampage - Stupeur et tremblements
Par : Quentin Meignant






Réalisateur souvent (voire tout le temps) décrié, attendu à chaque tournant par ses nombreux et obstinés détracteurs, Uwe Boll semble depuis quelques temps connaître une première vraie jeunesse, ayant visiblement retrouvé une certaine virginité filmique. Cet état de fait est visible depuis son fabuleux Stoic, film le plus choquant du BIFFF 2009, qui bluffa véritablement une assistance ne demandant qu’à remettre ça près d’un an plus tard. Présenté lors de la 28ème édition du festival bruxellois, dont Boll est un grand habitué, Rampage avait en tout cas tout de son côté pour émoustiller une nouvelle fois les aficionados du cinéaste. En effet, ce dernier ne visait rien de moins que de proposer une version plus hardcore du fabuleux Bowling for Columbine. Rampage suit un petit génie de l’électronique et de la mécanique, Bill, assoiffé de vengeance par rapport à des pairs détestables, qui vit toujours chez ses parents. Un jour, il se fabrique une armure métallique ultra-résistante et un véhicule télécommandé pour commettre un massacre dans sa ville.

Depuis le succès critique de Stoic, il ne faut donc jurer de rien lors de la découverte d’une nouvelle création de Boll, mais, pourtant, celui se force dès les premières secondes à rendre son Rampage pour le moins imbuvable par l’entremise de quelques flash-forward très mal sentis. Ceux-ci, annonciateurs du massacre qui s’ensuivra, cassent donc tout le côté documentaire largement exploité par Boll dans la suite de son ensemble.

Cet aspect documentaire est d’ailleurs assez prégnant, Boll ayant visiblement la volonté d’enfin trouver une certaine crédibilité aux yeux de certains critiques. Son naturel revient malheureusement (ou heureusement, c’est selon) au galop et le cinéaste allemand donne dans le bourrin, chose qu’il maîtrise beaucoup mieux. Caméra à l’épaule complètement parkinsonienne, flou intégral lors de certaines scènes, le réalisateur fait dans le shoot’em up filmique, le gamer qui est en lui tentant de s’exprimer par l’entremise de nombreuses séquences rythmées. Malgré ces dispositions pour le moins originales et intéressantes, Rampage peine véritablement à captiver, se montrant d’une répétitivité à toute épreuve. Dès lors, hormis une séquence de bingo assez amusante (le métrage obtiendra d’ailleurs une mention spéciale lors du BIFFF 2010 pour cette scène), et le jeu plutôt convaincant de l’interprète principal, Brendan Fletcher, le film d’Uwe Boll ne parvient jamais véritablement à surprendre.

Sans pour autant verser dans le Z irréfléchi auquel il nous avait habitué voici quelques années, Uwe Boll ne parvient pas à faire décoller un film qui, pourtant aurait pu être franchement attrayant. Rampage demeure dès lors une bande regardable, si, du moins, on n’a rien contre les tressaillements de caméra, mais ne fait nullement office d’événement.


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