Critique de film

[REC] 2

"[REC] 2"
affiche du film
  • Genre : Horreur
  • Année de production : 2009
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Jaume Balagueró, Paco Plaza
  • Pays d'origine : Espagne
  • Scénariste : Jaume Balagueró, Paco Plaza, Manu Diez
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  • Bande annonce
  • ]
  • Casting : Manuela Velasco, Leticia Dolera, Ferran Terraza, Javier Botet, David Vert
  • Récompenses : Aucune

Les autorités viennent de perdre le contact avec les occupants de l'immeuble mis en quarantaine. Personne ne sait vraiment ce qui se passe à l'intérieur. Dehors, le chaos règne...La brigade d'intervention spéciale, équipée de plusieurs caméras et envoyée sur place pour analyser la situation, va devoir affronter une menace bien réelle.

Les critiques à propos de ce film

Critique de REC 2 - FPS bourrin en diable
Par : Quentin Meignant






Après le succès international de REC (à la base petite bande destinée au festival qui se transforma, dans certains pays, en véritable raz-de-marée, allant jusqu’à provoquer un remake américain instantané), Filmax, la célèbre société de production espagnole, décida assez rapidement de mettre sur pieds une séquelle. Cette dernière fut confiée à Jaume Balaguero et Paco Plaza, les deux géniaux réalisateurs du premier volet, avec pour mission d’au moins égaler l’impact de l’œuvre originale. Les cinéastes ibères prirent donc la décision de ne pas changer grand chose au canevas de base et de faire se dérouler REC 2 dans le sillage immédiat de son glorieux grand frère. Le métrage prend donc place dans le même immeuble que REC, seulement quelques minutes après que les autorités eurent perdu le contact avec les derniers survivants de l’intérieur. Personne ne sachant ce qu’il se passe, une brigade d’intervention spéciale, équipée de plusieurs caméras, est envoyée sur place pour
analyser la situation, va devoir affronter une menace bien réelle...

D’emblée doté de plus de personnages à vocation plus active (le nombre de sauveteurs ayant été gonflé), REC 2 débute en faisant étalage des différents changements de style mis en place par les deux cinéastes. Ainsi, Balaguero et Plaza présentent une équipée musclée par l’entremise de plusieurs caméra, chaque personnage étant désormais muni du précieux objet. Cette variation acquiert dès lors une importance capitale dès les premiers moments d’action à l’intérieur de l’immeuble, le montage faisant des merveilles là où la simple caméra du premier volet virevoltait seule. C’est désormais à plusieurs point de vue, plus horrifiques les uns que les autres qu’il faut faire face, les réals instillant d’ailleurs à l’œuvre un esprit jeu vidéo encore plus accru que dans REC . En effet, le traitement même de l’action évoque les techniques et le style des meilleurs FPS (jeux à la première personne) tels que Resident Evil.

Employant la shaky cam aussi souvent que possible, Balaguero et Plaza donnent lieu à un gigantesque cauchemar visuel, ne laissant guère le temps aux spectateurs de souffler. S’il est certain que cet ensemble pétri d’action demeure d’excellente facture, le suremploi de certaines techniques et le manque de temps morts ne laissent évidemment que fort peu le temps aux cinéastes de développer une ambiance aussi anxiogène que dans le métrage précédent. Néanmoins poignante, l’action se déroule sans autre forme de procès, altérée çà et là par les révélations bibliques du personnage principal. Car c’est sans doute là que Balaguero et Plaza ne sont pas parvenus à montrer l’étendue de leur maîtrise : alors que le premier volet faisait simplement état d’une forme de rage, REC 2, lui, s’enfonce dans un mysticisme bien espagnol, trouvant des justifications à tour de bras aux mystérieux événements de l’immeuble. Ce discours un rien trop intello pour une bande d’une telle ampleur trouve malgré tout toute sa plénitude dans un final incroyable et imagé (en forme de critique des médias), qui laisserait augurer un possible REC 3.

Balaguero et Plaza ont su reprendre les ingrédients qui ont fait le succès de REC, tout en y ajoutant une pincée d’action supplémentaire et en agrémentant l’ensemble d’un montage particulièrement tranchant. Dès lors, si REC 2 peine à égaler le chef-d’œuvre qu’était son prédécesseur, il en assure une continuation plus qu’appréciable, prouvant une nouvelle fois que le cinéma ibérique sait se réinventer.


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