Critique de film

Queens of Langkasuka

"Queens of Langkasuka"
affiche du film
  • Genre : Aventures, Fantasy
  • Année de production : 2008
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Nonzee Nimibutr
  • Pays d'origine : Thaïlande
  • Durée : 2h13
  • Scénariste : Nonzee Nimibutr, Winn Leawwarin
  • Musique : Chartchai Pongprapapan
  • [
  • Bande annonce
  • ]
  • Casting : Jarunee Suksawas, Ananda Everingham, Jacqueline Apitananon, Sorapong Chatri, Jakkrit Phanichphatikram, Winai Kraibutr, Anna Ris, Chupong Changprung, Suwinit Panjamawat, Kunanek Naiyanaprasert,...
  • Récompenses : Aucune

Black Raven, un infâme pirate, sâ

Les critiques à propos de ce film

Critique de Queens of Langkasuka - Pirates des Caraïbes mis à l’amende !
Par : Quentin Meignant






Les œuvres de piraterie, longtemps négligées, semblent connaître ces dernières années un essor sans précédent. Avec en fer de lance commercial, les fameux Pirates des Caraïbes, le petit monde des pirates s’anime et va jusqu’à proposer des créations totalement improbables donc Queens of Langkasuka fait indéniablement partie. Sorti tout droit de l’industrie cinématographique thaïlandaise qui, décidément, se renouvelle sans cesse avec une certaine originalité, exploitant tous les thèmes exploitables du cinéma contemporain, le métrage de Nonzee Nimibutr (3 extrêmes 2) possède, dans son pitch, toutes les qualités nécessaires pour faire rêver petits et grands. Black Raven, un infâme pirate, s’est mis en tête de récupérer un gros canon qui a coulé au fond de la mer de Thaïlande. Lui qui recèle pas mal de talent en magie noire et en arts-martiaux va donc tenter de s’emparer de l’objet afin de faire un putsch contre la reine Hijau. Mais cette dernière ne l’entend pas de cette façon et elle part avec une autre princesse à la recherche de l’inventeur du canon tout en ayant les pirates aux trousses. Pari, un jeune héros, va venir en aide aux deux princesses et tenter de sauver la royauté.

Se plaçant d’emblée dans un esprit plus chevaleresque et curieusement romantique que la plupart des œuvres de piraterie moderne, Queens of Langkasuka joue des merveilleux paysages thaïlandais pour asseoir une suprématie photographique incroyable. Cette beauté de l’arrière-plan ajoutée aux incroyables costumes et décors offrent d’emblée un aperçu plus que convaincant des intentions de Nimibutr. Et, dès lors, après quelques passages narratifs plaisants, le réalisateur n’éprouve aucune peine à livrer un film d’aventures plein et rythmé, extrêmement captivant.

Jouant d’effets spéciaux exceptionnels, qui mettent même à l’amende de nombreux films hollywoodiens, Queens of Langkasuka revêt un aspect épique grandiose, alternant brillamment scènes tournées en extérieur et séquences shootées en studio. Un montage plus qu’astucieux goupille le tout idéalement tandis que Nimibutr développe petit à petit une mythologie qui mériterait sans aucun doute les fastes de la novélisation. L’univers complexe et profond développé pendant près de deux heures semble ne jamais devoir s’essouffler, profitant d’ailleurs de dialogues entrant parfaitement dans l’esprit de l’ensemble. Tantôt émouvant, tantôt prenant, Queens of Langkasuka recèle un nombre incalculable de rebondissements qui s’offrent à son spectateur telle une histoire d’un autre temps, contée avec brio. Jusqu’à un final tout simplement ébouriffant, Nimibutr joue donc de tous ces atouts pour proposer une œuvre faisant la nique à Jack Sparrow et consort.

Plus qu’une magnifique surprise, Queens of Langkasuka constitue LE film de piraterie le plus réussi de la décennie. Attachant et spectaculaire, le film de Nimibutr démontre une fois de plus que la Thaïlande fait partie de ces pays où l’originalité est reine. A quand un deuxième opus ?


Cinemag

> Feuilleter

Concours

Sondage