Critique de film

Pyramide

"The Pyramid"
affiche du film
  • Genre : Horreur
  • Année de production : 2014
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Pays d'origine : USA
  • Durée : 1h29
  • Musique : Nima Fakhrara
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  • Bande annonce
  • ]
  • Récompenses :

En Égypte, en plein désert, des archéologues découvrent une pyramide unique en son genre. En y pénétrant, ils vont affronter bien plus qu’une malédiction. Ils sont piégés au cœur d’un labyrinthe, et quelque chose les traque…

Les critiques à propos de ce film

Critique de Pyramide - Mironton et Barjabule
Par : Seb Lecocq


« Une véritable descente aux Enfers ». Telle est la citation qui orne fièrement l’affiche française du film de Grégory Levasseur. Autant vous prévenir : le seul à descendre aux Enfers est le pauvre spectateur hagard et abasourdi devant la constante médiocrité du film. Il est étonnant de constater à quel point, projets après projets, Aja et Levasseur dilapident la crédibilité durement gagnée avec Haute Tension et La Colline a des Yeux. Levasseur était parfois vu comme le cerveau du duo, celui qui, dans l’ombre, préparait le travail tout en laissant Aja s’exprimer et attirer la lumière. Il décide cette fois de prendre son envol pour signer sa première réalisation. Bien mal lui en a pris tant le film est indigne des qualités précédemment démontrées par ses concepteurs.

Dans la pyramide des productions auxquelles les deux frenchies sont associés, Pyramide se trouve tout en bas, encore plus bas que les ratés P2 et Mirrors. C’est simple, dans cette œuvrette (n’appelons même pas cela « film »), tout est au mieux médiocre, au pire, nul. On a beau retourner la question dans tous les sens, on ne voit vraiment pas ce qui a bien pu attirer Gregory Levasseur dans un projet aussi foutraque que celui-là. Pyramide possède tous les atours du métrage de seconde partie de soirée diffusé entre un Steven Seagal et un Wesley Snipes au rabais. Un found footage bon marché archi vu et revu. Une bande d’archéologues sont enfermés dans un lieu clôt, une pyramide, et vont se faire dézinguer un par un. Rien de neuf sous le soleil. Le format du found footage est non assumé par son réalisateur qui se fend de quelques mouvements d’appareils plutôt réussis pour briser le non rythme de son histoire qui enfile des perles et aligne les poncifs les uns après les autres. On n’y trouve aucune idée, pas l’ombre d’une vision, si ce n’est celle, horrible, d’une caméra infrarouge. Le scénario, comme les personnages, tourne en rond dans cette pyramide qui cache plus d’étranges créatures numériques que d’idées ou de rebondissements. Levasseur enchaîne les longs couloirs de dialogues et les moments d’hystérie en vue subjective tandis que le spectateur, lui, sombre dans l’ennui, tout juste réveillé par quelques jump scares périmés depuis belle lurette. Le niveau d’écriture de l’ensemble frise la nullité : personnages indigents, situations ridicules, dialogues vides, rebondissements rares et plus qu’attendus…non, vraiment, on a beau en fouiller chaque recoin sombre, et ils sont nombreux, il n’y a rien à sauver de Pyramide.

Tout le monde semble atrocement s’ennuyer : metteur en scène, comédiens et spectateurs. Personne n’y croit une seconde. Le mystère de cette pyramide étant rapidement éventé, il ne reste plus qu’à suivre les tristes pérégrinations de nos gentils, mais benêts, archéologues. Ami spectateur, même si tu connais la réponse à l’énigme du sphinx, garde-la pour toi, rebrousse chemin et rentre chez toi. Il n’y a rien à visiter dans cet édifice bancal. Rien. Désespérément rien.


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