Critique de film

Punk rock holocaust

"Punk rock holocaust"
affiche du film
  • Genre : Horreur - Slashers
  • Année de production : 2004
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Doug Sakmann
  • Pays d'origine : USA
  • Durée : 1h35
  • Budget : pas grand'chose
  • Scénariste : Doug Sakmann, Nick Esposito, Christopher Stella
  • Musique : Beret!, Hick Nick and Jew of The Dead, Horrorpops, Kids Of Widney High, Rancid 2003, Simple Plan, The Used, Andrew W.K.
  • [
  • Bande annonce
  • ]
  • Casting : Lloyd Kaufman, Kevin Lyman, Heather Vantress, Doug Sakmann et... plein de figurants
  • Récompenses : Aucune

Lors dâ

Les critiques à propos de ce film

Critique de Punk rock holocaust - Victimes de concert
Par : Damien Taymans




Durant le Warped Tour 2003, un mystérieux assassin affublé d’un bandana à damiers et de lunettes de soleil décime un à un tous les festivaliers afin de nourrir un dessein bien particulier à propos de la culture punk…

Et un nouvel OVNI, un ! Dans la famille, je veux des films loufoques tournés pour trois euros six cents (variation pécuniaire moderne de l’adage réputé), je demande Punk Rock Holocaust, métrage lourdingue qui serait tout bonnement irregardable s’il ne jouissait pas d’une genèse aussi décalée. Car, à première vue, rien ne semble différencier ce PRH des autres sous-productions de solderie soldées et re-soldées afin de liquider des stocks qui ne désemplissent jamais. Mise en scène anémique, effets spéciaux amateurs et acteurs cabotins voire crétins. Sauf que, aux manettes on retrouve le Doug Sakmann, transfuge de Troma, celui-là même qui signa les délires parodiques cul-tissimes Re-Penetrator et The XXXorcist qui singent les oeuvres de Stuart Gordon et de William Friedkin quasi éponymes en y introduisant une belle dose de nichons et de va-et-vient langoureux, et dans le cast, figure Lloyd Kaufmann qu’on ne présente plus. Tout Tromaville dans un seul métrage alors ? Certainement pas.

Innovant dans le style « reality show », Sakmann investit le festival punk Warped tour 2003 dans lequel se produit une kyrielle de groupes réputés du milieu. Et, les autorisations de tourner en live étant acceptées, Sakmann flaire le bon coût et réquisitionne des badauds à la pelle et des groupes au tractopelle qui deviendront le temps d’un tournage de figurants à la petite semaine auxquels on demandera de se plier au jeu pour la réussite du film. En quoi consiste donc ce Punk rock holocaust ? Comme son nom l’indique, en un enchevêtrement de concerts où ça swingue et de meurtres où ça tranche. De la musique et du sang, deux éléments essentiels de ce métrage qui reprend tant bien que mal les codes du slasher, légitimation narrative rapidement tournée à l’absurde par le truchement de mises en situation désopilantes à peine reliées par une trame rachitique (un tueur exécute tout le monde durant un festival, point barre). De décapitations en éventrations, de vomissements en hémorragies geyseresques, Punk rock holocaust déballe son arsenal impressionnant pour convier tout ce beau monde à une gorefest monumentale.

Crétin mais novateur, Punk rock holocaust ne vaut le coup d’œil que pour l’exotisme amateur de son entreprise. Une orgie à barbaque délirante qui lasse rapidement à cause de son incapacité à renouveler ses effets.


Distribué par


Cinemag

> Feuilleter

Concours

Sondage