Critique de film

Prowl

"Prowl"
affiche du film
  • Genre : Horreur
  • Année de production : 2010
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Patrik Syversen
  • Pays d'origine : USA
  • Durée : 1h21
  • Scénariste : Tim Tori
  • Musique : Theo Green
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  • Bande annonce
  • ]
  • Casting : Ruta Gedmintas, Joshua Bowman, Courtney Hope, Bruce Payne, George Oliver, Jamie Blackley, Atanas Srebrev, Saxon Trainor
  • Récompenses :

Prowl met en scène un groupe d’amis qui s’échappent de leur ville natale pour trouver un appartement en ville. Après être tombés en panne, ils acceptent l’aide d’un routier qui les installent dans son semi-remorque. Mais, lorsque le conducteur refuse de s’arrêter et qu’ils découvrent que sa cargaison est entachée de sang, la panique s’empare d’eux. Laquelle vire à la terreur lorsque le camion s’arrête dans un entrepôt sombre et abandonné, où des créatures sanguinaires apprennent à traquer les proies humaines - ce qu’ils sont devenus !

Les critiques à propos de ce film

Critique de Prowl - Putain d’camion...
Par : Damien Taymans


A force de mater les plages de Koh-Lanta et de feuilleter les guides de voyages, Amber ambitionne de quitter sa banlieue et son boulot dans une boucherie locale pour rejoindre la grande ville, la belle, avec ses plantations de buildings et ses voitures qui font vroum-vroum et parfument les grandes artères de leurs doux effluves huileux. Quand, enfin, un appart se libère sur Chicago et qu’une nouvelle vie semble s’offrir à elle, elle se décarcasse pour aller porter la caution au proprio. Face à cette opportunité de quitter quelques jours leur bled paumé, tous ses potes se proposent de l’accompagner. Quelques mètres plus loin, leur tire rend l’âme. Les bledards se voient alors contraints de faire du stop et s’engouffrent dans la remorque d’un camion croisant leur chemin. Leur nouvelle destination ? L’Enfer...

Pour son deuxième long métrage, le norvégien Patrik Syversen quitte la Scandinavie pour tâter de l’aventure américaine en... Bulgarie. Après avoir tenté de brosser une décalque (bancale) à Massacre à la tronçonneuse en terres nordiques avec Rovdyr, le voilà lancé sur la piste de hordes vampiriques en plein Balkans transfigurés à la mode US. Et pour ne pas trop dénaturer le spectateur, l’intrigue prend place dans deux lieux hermétiques : la remorque d’un camion et un hangar désaffecté préalablement destiné à l’abattage d’animaux.

Petits moyens mais grandes ambitions pour cette nouvelle série B estampillée After Dark (le risible Skinwalkers, le non moins aseptisé Captivity, le old-school pro-trentenaires The Gravedancers). Des goules semblant sorties de 30 jours de nuit arpentent les parois du hangar et bondissent avec une vivacité étonnante sur les personnages destinés dès l’entame à devenir de la chair à canon dans ce jeu de massacre balisé de bout en bout. Ivo Jivkov, déjà responsable des effets spéciaux lors du tournage du Day of the Dead de Steve Miner et du Conan de Nispel en Bulgarie, pare le film d’effets visuels efficaces, d’autant que ceux-ci se retrouvent pour la plupart noyés dans les ténèbres ou violentés par la shakycam permanente de Syversen.

Sans la moindre originalité, le script de Tim Tori (Trespassers) déroule une histoire ultra-convenue, flanquée de personnages aussi épais qu’une serviette hygiénique Alldays et de rebondissements jamais surprenants. Reste de ce Prowl une bisserie jamais dépaysante (la campagne bulgare se transforme en bled amerloque, les djeunz bourrés jusqu’à l’os entament un strip-poker à l’arrière du bahut avant de se faire décimer par des créatures surgissant de l’ombre) qui enquille les clichés et ne tire même pas profit de son retournement final, seul élément un brin convaincant.


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