Critique de film

Prison

"Prison"
affiche du film
  • Genre : Action, Horreur
  • Année de production : 1988
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Renny Harlin
  • Pays d'origine : USA
  • Durée : 1h42
  • Scénariste : Irwin Yablans, C. Courtney Joyner, Renny Harlin
  • Musique : Richard Band, Christopher L. Stone
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  • Bande annonce
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  • Casting : Viggo Mortensen, Chelsea Field, Lane Smith, Lincoln Kilpatrick, Tom Everett, Ivan Kane, André De Shields, Tommy Lister, Stephen E. Little, Mickey Yablans, Larry Flash Jenkins,...
  • Récompenses : Nominé au Festival Fantasporto 1990

Le pénitencier de Creedmore rouvre ses portes au terme de vingt ans de fermeture. Sharpe, son directeur y règne par la violence. Mais l'esprit de Charles Forsyth, condamné à tort à la chaise électrique, rode. Cet esprit vengeur se répand dans la prison, tuant gardiens et détenus. Son objectif: faire payer à Sharpe les 60.000 volts qu'il lui a naguère envoyés dans le corps.

Les critiques à propos de ce film

Critique de Prison - Naissance d’un maître de la série B
Par : Quentin Meignant




Habitué jusque là à de petites productions nationales passant totalement inaperçues hors de ses frontières, le réalisateur finalandais Renny Harlin créa la sensation en 1988 avec Prison, sa deuxième production internationale. Son métrage, sélectionné dans la catégorie du meilleur film au festival Fantasporto 1990, le hissa au rang de réalisateur phare de séries B en tous genres, ce qui se traduit quelques années plus tard par des participations à Freddy 4, Le Cauchemar de Freddy ou encore Die Hard 2. Le pénitencier de Creedmore rouvre ses portes au terme de vingt ans de fermeture. Sharpe, son directeur y règne par la violence. Mais l’esprit de Charles Forsyth, condamné à tort à la chaise électrique, rode. Cet esprit vengeur se répand dans la prison, tuant gardiens et détenus. Son objectif : faire payer à Sharpe les 60.000 volts qu’il lui a naguère envoyés dans le corps...

Avec un pitch évoquant le fameux Shocker de Wes Craven (en phase de production à l’époque), Prison laisse à penser que Renny Harlin, alors réalisateur mineur, va simplement s’échiner à mettre en scène un contenu violent dans un contenant un rien vide. Dès les premières secondes, le cinéaste contredit toute supputation négative en laissant entrevoir des qualités techniques assez impressionnantes. Quelques travellings et gros plans agrémentés de shaky cam plus tard, il laisse découvrir la beauté lugubre de décors réellement travaillés.

Ces qualités visuelles mises à part, Harlin met en place un intrigue forte, servie par des comédiens hors du commun. Avec pour héros Viggo Mortensen, Prison acquiert un caractère tout particulier, évitant à merveille un manichéisme nauséabond et se basant sur les relations de force entre protagonistes. A ce titre, celles tissées par le méchant directeur de la prison, Sharpe, incarné à merveille par le regretté Lane Smith, ne manquent guère d’émouvoir et d’emplir de haine. Haine exploité dans des séquences rythmées s’assimilant clairement à des massacres aux relents particulièrement gores et réjouissants pour tout amateur de genre. Certes, les défauts inhérents à toute série B demeurent tout de même assez prégnants, notamment lors de l’un ou l’autre virage scénaristique assez ridicule, mais jamais Prison ne déçoit réellement, allant même jusqu’à exceller dans le traitement de l’horreur et du suspense purs. Dès lors, dans une seconde partie particulièrement rythmée exploitant les superbes approfondissements dont ont bénéficié les personnages, les émotions et le grand spectacle se succèdent à très grande vitesse.

Jamais ennuyeux, Prison est une des séries B phares des 80’s et sans aucun doute l’un des métrages de zonzon les plus indispensables de l’histoire du cinéma. Virant parfois au bain de sang pur et simple, le métrage de Renny Harlin fait office de bande bien barrée et admirablement torchée dont on ne peut guère se lasser.

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