Critique de film

Predators

"Predators"
affiche du film
  • Genre : Science fiction, action
  • Année de production : 2010
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Nimrod Antal
  • Pays d'origine : USA
  • Durée : 1h47
  • Budget : $40,000,000
  • Scénariste : Alex Litvak & Michael Finch d'après les personnages créés par Jim & John Thomas
  • Musique : John Debney
  • [
  • Bande annonce
  • ]
  • Casting : Adrien Brody, Alice Braga, Topher Grace, Laurence Fishburne, Walton Goggins, Danny Trejo, …
  • Récompenses :

Royce, un mercenaire, se retrouve obligé de mener un groupe de combattants dâ

Les critiques à propos de ce film

Critique de Predators - Return to the jungle
Par : Samuel Tubez




Voici donc le revival/suite/remake/reboot (biffez les mentions inutiles) de la saga Predator sous la houlette de ce mercenaire de Robert Rodriguez qui portait en lui les germes d’un Predator 3 depuis belle lurette. Predators, fausse suite ou remake caché du film original signé McTiernan ? Ben, un peu des deux en fait, le tout étant au final une jolie déception pleine de belles promesses non tenues. Explications.

Le film démarre sur les chapeaux de roues avec le parachutage forcé de sept hommes et une femme qui ne se connaissent pas sur une planète inconnue. Tant bien que mal, ces tueurs vont devoir s’unir pour survivre à une traque où ils sont le gibier d’un groupe de predators qui sont venu chasser tranquille histoire de se dégourdir un peu les jambes.

Tels les gros bras du film de 1987, le groupe d’humains va découvrir et apprendre à faire face aux chasseurs intergalactiques. Ayant une bonne longueur d’avance sur eux (tout du moins si l’on a vu ne serait-ce qu’un film mettant en scène les créatures), le spectateur suit patiemment les premiers pas des futurs trophées de chasse en attendant de voir comment tel ou tel autre se fera dézinguer (dommage pour Danny Trejo qui meurt bien trop vite). Nimrod Antal (Kontroll, Motel) emballe pas trop mal la chose, avec par-ci par-là la touche Rodriguez qui ressurgit, et parvient même à maintenir notre intérêt. L’une ou l’autre idée neuve éveille même notre curiosité (les chiens, les cages, les différentes races de predators, le rôle tenu par Alice Braga qui crée un lien direct avec le premier film) mais, si excitantes soient-elles, elles ne sont hélas jamais totalement exploitées et restent en suspens. On passe ainsi sans cesse rapidement à autre chose, le film gagnant ainsi un rythme plutôt soutenu mais perdant inexorablement de l’intérêt quant à son intrigue (qui ne sera pas rehaussée par des dialogues incroyablement plats). Le point fort du film original n’était certes pas son scénario, mais la mise en scène faisait le reste. Nimrod Antal n’ayant pas la virtuosité de McTiernan, il ne reste qu’à Predators ses quelques idées mort-nées et ses effets spéciaux impeccables, supervisés par Howard Berger et Greg Nicotero qui nous livrent une nouvelle race de predator au look plus que convaincant. Pour le reste, le film emprunte pléthore d’éléments au premier de la saga (jusqu’au camouflage boueux du combat final), aligne un casting inégal qui manque de pêche alors que même la musique, signée ici John Debney (Sin City, Iron man 2), singe la magnifique partition créée par Alan Silvestri sur le film original (allant même jusqu’à nous mettre le « Long tall Sally » de Little Richard en générique final, mais à ce stade, on n’est plus à un clin d’œil appuyé de plus !). Tout ça manque d’ampleur et d’originalité mais pour peu, ce Predators passerait presque pour une suite correcte, bien évidemment en deçà du chef d’œuvre de John McTiernan et même de sa suite signée Stephen Hopkins (qui elle au moins prenait quelques risques), offrant un divertissement honorable digne d’un bon direct-to-dvd. Mais de là à payer un ticket de cinéma pour voir ça...

Même situation et type de personnages donc pour ce Predators qui prend davantage des allures de relecture de l’original malgré quelques légères variantes. Loin d’être une catastrophe, le film de Nimrod Antal (et Robert Rodriguez) s’élève sans mal au-dessus des honteux spin-off contre les aliens (pas dur) mais s’avère être l’opus le plus faible de la saga uniquement dédiée au célèbre chasseur intergalactique. Certes respectueux mais bien trop frileux (voire foireux), on ne peut cacher une véritable déception devant cette suite-hommage au film de McTiernan.


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