Critique de film

Predator 2

"Predator 2"
affiche du film
  • Genre : Science-Fiction – Action
  • Année de production : 1990
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Stephen Hopkins
  • Pays d'origine : USA
  • Durée : 1h43
  • Budget : $35,000,000
  • Scénariste : Jim Thomas, John Thomas
  • Musique : Alan Silvestri
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  • Bande annonce
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  • Casting : Kevin Peter Hall, Danny Glover, Gary Busey, Rubén Blades, Maria Conchita Alonso, Bill Paxton, Adam Baldwin, Robert Davi, Kent McCord, Morton Downey Jr., Calvin Lockhart, Steve Kahan, Henry Kingi, Corey Rand, Elpidia Carrillo
  • Récompenses : Nominé aux Saturn Award 1992 dans les catégories Meilleur Maquillage, Meilleur Film de Science-Fiction et Meilleurs Effets Spéciaux.

    Meilleure Photographie de l’année (Peter Levy) à l’Australian Cinematographers Society 1992

    Nominé comme Meilleur Film au Festival de Fantasporto 2001

Los Angeles 1997. Le détective Mike Harrigan et son équipe luttent contre toutes sortes de trafiquants. Bientôt, un tueur invisible et invulnérable décime leurs rangs. Mike mène son enquête et découvre que Los Angeles est devenue le terrain de chasse d'un prédateur venu d'un autre monde...

Les critiques à propos de ce film

Critique de Predator 2 - Quand Super-Danny remplace Super-Arnold…
Par : Quentin Meignant




Stephen Hopkins, réalisateur de Freddy 5 et de 3 épisodes des Contes de la crypte, a choisi de s’impliquer dans une franchise où Science-Fiction rime avec action et gros bras. Son but était-il d’améliorer la saga d’un point de vue purement scénaristique ?

Toujours est-il que nous nous retrouvons devant une copie conforme du premier opus. Les seules différences étant que l’action se passe désormais en ville et surtout que Schwarzie a été remplacé par un Danny Glover méconnaissable. Le flic peureux de L’Arme Fatale se transforme ici en véritable machine de guerre à notre plus grand désespoir ! Terminé le lieutenant Murtough sympathique et râleur, voici le Lieutenant Mike Harrigan, machine à massacrer les trafiquants et les monstres.

Comme le premier épisode donc, la franchise sombre dans le film d’action peuplé d’explosions et de scènes de pseudo-stress ! Certes la photographie est brillante, les effets spéciaux impressionnants, mais on pensait que Hopkins allait relever les trop gros défauts du numéro 1 pour faire du numéro 2 un mythe ! Il n’en est rien ! Le réalisateur se borne à réaliser la même que ce que John McTiernan avait fait 4 ans plus tôt !

Hormis cela, il faut bien avouer que la qualité est bien plus au rendez-vous que lors du premier et nous entrevoyons d’entrée une volonté de nous faire vibrer au son d’explosions réussies. Le point hautement positif du métrage, c’est sans aucun doute le somptueux costume de Predator endossé par Kevin Peter Hall. Bien mieux réussi que dans l’épisode précédent, ce costume reste un must en matière de monstres. Rarement dans l’histoire du cinéma, nous avons vu telle réussite, notamment quand le Predator fait tomber le masque et découvre une dentition particulièrement impressionnante.

La prestation de Danny Glover est plutôt bonne même si le voir en tueur sans pitié a quelque chose d’effarant. Le reste du casting est assez quelconque, comme dans un film de Van Damme ou de Seagal en quelque sorte. Qualitativement, on peut donc affirmer que ce film est meilleur que le premier. Hélas, tout le charme est rompu par quelques défauts aussi irritants qu’inadmissibles.

Ainsi, on peut reprocher à Hopkins d’avoir voulu insérer de l’humour dans un film essentiellement basé sur l’action. Citons en exemple le Predator qui répète une réplique d’Harrigan : « Crève enfoiré », le tout sur un ton qui évoque franchement la comédie mais qui est tout sauf drôle. Signalons aussi que des explications horripilantes remettent sur le dos des Predators des faits historiques dramatiques : ce seraient ces extraterrestres qui auraient provoqué les explosions d’Hiroshima et de Nagasaki. De telles idées n’ont pas droit d’être et Hopkins a eu beaucoup de chance de ne pas être traîné devant les tribunaux pour cet américanisme primaire ! Nous haïssons ces répliques qui disculpent les USA de tous leurs torts et par conséquent, cela coûtera très cher à la cotation du film au final.

Signalons pour en terminer que la scène finale dure 35 minutes et nous livre un combat entre Harrigan et Predator : c’est tiré en longueur et de très mauvais goût ! D’un ennui mortel !

Bref, à voir pour les effets spéciaux mais cela s’arrête là ! Rarement dans notre vie de cinéphiles un film nous a autant irrité ! Si vous savez éviter cette bête suite, faites-le ! Elle n’apportera rien ni à vous ni à la saga !


Oeuvres liées :

Predator (1987)
Alien vs. Predator (2003)
Alien vs. Predator Requiem (2007)

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