Critique de film

Pompéi

"Pompeii"
affiche du film
  • Genre : Action, Aventures
  • Année de production : 2013
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Pays d'origine : USA, Allemagne
  • Durée : 1h44
  • Budget : 100 millions de dollars
  • Musique : Clinton Shorter
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  • Bande annonce
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  • Récompenses :

En l’an 79, la ville de Pompéi vit sa période la plus faste à l’abri du mont Vésuve. Milo, esclave d’un puissant marchant, rêve du jour où il pourra racheter sa liberté et épouser la fille de son maître. Or celui-ci, criblé de dette a déjà promis sa fille à un sénateur romain en guise de remboursement… Manipulé puis trahi, Milo se retrouve à risquer sa vie comme gladiateur et va tout tenter pour retrouver sa bien-aimée. Au même moment, d’étranges fumées noires s’élèvent du Vésuve dans l’indifférence générale… Dans quelques heures la ville va être le théâtre d’une des plus grandes catastrophes naturelles de tous les temps.

Les critiques à propos de ce film

Critique de Pompeii 3D - Titanic et Gladiator sont sur un Volcano...
Par : Fred Pizzoferrato




Catastrophe emblématique déjà évoquée à de nombreuses reprises dans le péplum (une dizaine de versions dont la plus connue reste Les derniers jours de Pompéi avec Steve Reeves), l’éruption du Vésuve, en 79 après Jésus-Christ, inspire cette fois un film hybride qui mélange, sans grande subtilité, combats de gladiateurs, romance contrariée et grand spectacle.
Bridé par une classification PG-13 inadéquate, Pompéi délivre malheureusement des combats de gladiateurs timorés, sorte de décalques gentillets des affrontements vus dans des séries télévisées plus graphiques tels « Rome » ou « Spartacus ». Les coups de glaive ou de hache ne font donc jamais couler le sang même si Anderson tente de leur conférer une certaine énergie. Hélas, tout cela s’avère trop convenu et prévisible pour fonctionner, de l’amitié entre les deux combattants destinés à s’affronter dans l’arène jusque la romance naissante entre l’esclave musculeux et la séduisante demoiselle en détresse. Le scénario, pour sa part, ressasse une histoire pseudo-historique (les libertés prises par Hollywood sont proverbiales) bien connue : en l’an 79 après Jésus Christ, la cité de Pompéi se développe sous le regard protecteur de Rome et à l’ombre du Vésuve. Une jeune fille de bonne famille, Cassia, tombe sous le charme d’un esclave, Milo, dernier survivant d’un clan de cavaliers massacrés une quinzaine d’années plus tôt par les légions romaines. Promise par intérêt au sénateur tyrannique Corvus, la nymphette se rebelle contre l’autorité et suscite la jalousie de l’émissaire de l’Empereur, lequel condamne Milo à combattre dans l’arène le redoutable champion Atticus. Mais une éruption volcanique dévastatrice remet tout en question…
Artisan souvent habile capable de trousser des divertissements plus qu’estimables, Paul Anderson aime s’appuyer sur un matériel préexistant pour mieux le dépoussiérer (son adaptation délirante façon steampunk des Trois mousquetaires reste grandement sous-estimée et son remake pied au plancher de Course à la mort assure un « bourrinage » bas du front très efficace) et, à la tête d’un budget confortable, livre une œuvre prévisible mais plutôt agréable.
Si la première heure se conforme à tous les clichés attendus, elle s’appuie sur des performances appréciables et permet de retrouver quelques interprètes convaincants. Kiefer Sutherland, par exemple, est toujours aussi cruel et détestable au point de littéralement voler la vedette à tout le casting par ses excès cabotins. Emily Browning, échappée du cinéma intello, illumine l’écran de sa grâce, y compris lors de scènes flirtant dangereusement avec le ridicule et Kit Harington (révélé par « Games of Throne ») essaie d’imposer sa musculature de héros viril sur les grands écrans sans toutefois y parvenir totalement. De bonnes choses au programme mais, hélas, également beaucoup de précipitation : les enjeux politiques péniblement développés alourdissent la trame et n’aboutissent à rien puisqu’ils sont annihilés par l’éruption finale, la musique est totalement anonyme (un accompagnement sonore à la fonctionnalité insipide) et le mélange de genre (le script évoque, pêle-mêle, Gladiator, Titanic et Volcano) limité à une accumulation un peu forcée de morceaux de bravoure qui ne forment jamais un ensemble réellement cohérent.
Heureusement, la dernière demi-heure relève le niveau et propose un spectacle pyrotechnique de bonne tenue qui, certes, ne peut concurrencer les destructions massives de 2012 (mètre étalon du cinéma « tout doit péter ») mais s’avère cependant étonnamment explosif. Les éruptions successives du Vésuve libèrent une véritable pluie de rochers enflammés qui pulvérisent la cité avant qu’un Tsunami impressionnant n’emporte les navires et ne vienne s’abattre sur les infortunés survivants. Des effets spéciaux souvent impeccables et une utilisation très « foire du trône » d’une 3D sinon peu exploitée rendent, au final, Pompéi sympathique d’autan que le dernier plan, inattendu et gentiment poétique, termine le long-métrage sur une note positive.
Si Paul Anderson ne renouvelle absolument pas le péplum « catastrophe » avec cette production convenue, le tout se regarde sans déplaisir et sa courte durée, parfaitement adéquate (1h40…plus qu’appréciable en ses temps de blockbuster frôlant les 3 heures), évite tout sentiment d’ennui.

Quelque peu languissant durant sa première partie durant laquelle le cinéaste livre seulement le service minimum, Pompéi se rattrape durant un dernier acte généreux et efficace pour proposer un divertissement tout à fait correct. Sans plus ni moins.


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