Critique de film

Piranha 3DD

"Piranha 3DD"
affiche du film
  • Genre : Horreur - Animaux tueurs
  • Année de production : 2011
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : John Gulager
  • Pays d'origine : USA
  • Scénariste : Patrick Melton, Marcus Dunstan
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  • Bande annonce
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  • Récompenses : --

L'attaque de Lake Victoria a beau être terminée, les piranhas pré-historiques ont survécu dans les canalisations de la ville. Ils trouvent désormais le chemin des piscines et d'un nouveau parc aquatique qui vient d'être inauguré...

Les critiques à propos de ce film

Critique de Piranha 3DD - Hasselhoff, sauveteur... de film.
Par : Quentin Meignant




Après un premier opus mené de mains de maître par Alexandre Aja, qui n’avait finalement fait que tenir ses promesses (des bimbos, des poissons voraces et du sang), la franchise Piranha semblait relancée. Encore fallait-il trouver quelqu’un qui ait les épaules de reprendre le flambeau du Frenchie. Le choix de John Gulager, bon faiseur responsable de la trilogie Feast, qui, très clairement, ne brillait que pas son premier opus, s’imposait rapidement aux producteurs dans l’optique d’une sortie en mode mineur. A peu de choses près, ce Piranha 3DD a failli se faire désirer plus longtemps puisque, se rendant compte que le nanar ne plairait sans doute pas au plus grand nombre, Dimension Films rechignait à sortir la chose, d’autant plus qu’une exploitation DTV semblait plus propice. Après l’attaque de Victoria Lake dans le premier volet, les piranhas préhistoriques sont donc de retour pour mettre à mal l’économie locale. En effet, Chet, un homme d’affaires véreux, vient de faire bâtir un parc d’attractions aquatiques qui ne peut que fonctionner. La poissecaille ne manque pas l’occasion de se fournir dans le plus gros buffet garni de la région…

On prend sensiblement la même recette et on recommence : à n’en point douter John Gulager a apprécié les efforts de son prédécesseurs, Alexandre Aja, et a décidé à offrir à Piranha 3D une suite dont il n’aura pas à rougir. Pourtant, il y a justement de quoi : donzelles chaudes et dénudées, Q.I. approchant du néant, bikinis bien fournis et caractérisation des personnages clichéesque à souhait. Tous les ingrédients sont donc là pour offrir une réplique de choix.

Malgré la présence de ces éléments, Piranha 3DD ne peut guère réellement lutter à armes égales avec le premier opus, notamment au niveau budget, raboté de plus d’une moitié, ce qui se voit directement à l’écran. Victime d’une photographie bien moins enjouée que son prédécesseur, John Gulager filme visiblement en vitesse les premières séquences, il est vrai peu palpitantes mais néanmoins riches en caméos (big up à Gary Busey en vieux pêcheur dégueulasse). Auteur d’un massacre bien moins spectaculaire, Piranha 3DD souffre énormément de son manque de moyens mais offre un spectacle… curieusement encore plus délirant que Piranha 3D. En effet, la simple présence de David Hasselhoff, dans son propre rôle, suffit à faire de l’œuvre de Gulager un must pour soirées entre potes. Multipliant les répliques cultes et jouant de son physique en décrépitude, le comédien est la bouffée d’oxygène nécessaire pour ranimer une poissecaille bien morne. Celle-ci se réveillant sur la fin au sein de quelques scènes plus sanglantes, l’ensemble s’avère particulièrement savoureux.

Loin d’arriver à la cheville du film d’Alexandre Aja point de vue tripes et boyaux, le Piranha 3DD de John Gulager est néanmoins éminemment sympathique et, au final, n’a rien à envier à son prédécesseur. Hilarant la plupart du temps, le récit mis en place par les scénaristes aurait mérité plus de budget, histoire de se monter totalement bluffant.


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