Critique de film

Pig

"Pig"
affiche du film
  • Genre : Science-fiction
  • Année de production : 2011
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Henry Barrial
  • Pays d'origine : USA
  • Durée : 1h30
  • Scénariste : Henry Barrial
  • Musique : Alexander Burke, Nick Fevola
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  • Bande annonce
  • ]
  • Casting : Rudolf Martin, Heather Ankeny, Keith Diamond, Ines Dali
  • Récompenses : Meilleur film au London Sci-Fi Film Festival 2011
    Meilleur film de science-fiction à la ShockerFest 2011
    Meilleur film de science-fiction à la Shriekfest 2011

Pig suit un homme qui se réveille ligoté dans le désert dans aucun souvenir de sa vie passée ni même de son nom. Recueilli par Isabelle, l’homme décide de mener l’enquête sur son passé avec, pour seul indice, un nom écrit sur un bout de papier. Mais ce nom est-il le sien ?

Les critiques à propos de ce film

Critique de Pig - Un gros tour de cochon
Par : Quentin Meignant


Quatrième long-métrage de l’américain Henry Barrial, Pig peut se targuer d’avoir eu un sacré succès lors de son exploitation dans les festivals du monde entier. Sacré Meilleur film au London Sci-Fi Film Festival et au ShockerFest, le métrage a permis à Barrial de se faire un nom dans le domaine de la science-fiction à partir d’un pitch a priori destiné à un thriller. Pig suit un homme qui se réveille ligoté dans le désert sans aucun souvenir de sa vie passée ni même de son nom. Recueilli par Isabelle, l’homme décide de mener l’enquête sur son passé avec, pour seul indice, un nom écrit sur un bout de papier. Mais ce nom est-il le sien ?

A l’image du kazakh Strayed, l’action de Pig débute en plein mystère et fait découvrir aux spectateurs un héros désemparé et amnésique laissé seul en plein désert. Le traitement de départ, fort proche d’un cinéma auteurisant, voit la caméra de Barrial se focaliser sur les traits de son personnage principal et vend ce qui pourrait être un thriller psychologique aux frontières de la folie. L’action évolue néanmoins assez rapidement vers des faits plus tangibles et les premiers éléments du passé du héros jettent le trouble sur l’intrigue elle-même.

Évoluant sur une corde raide au niveau scénaristique, Pig tient tout d’abord en haleine par le mystère qui l’entoure mais, malheureusement, cette tension prend fin dans la seconde partie de l’œuvre, victime des trop nombreux indices livrés çà et là par le script. Dès lors, si le fin mot de l’histoire reste flou, il est très facile de parvenir à certaines conclusions qui nuisent à la fluidité de l’histoire. Après les (trop) longues pérégrinations du héros et les quiproquos peuplant l’ensemble, le film sombre un peu plus via son twist final aberrant. Certes très imaginatif, celui-ci aurait mérité d’être mieux amené et de bénéficier d’un meilleur traitement. La séquence proposée en plein générique de fin relève quant à elle de l’anecdote et entérine définitivement une œuvre bien trop auteurisante et parfois même pédante.

Au final, il ne reste pas grand-chose des belles dispositions prises par Henry Barrial au moment de débuter son film. Trop lent, souffrant d’une mise en scène d’un classicisme rébarbatif et d’un final détestable, Pig est le parfait exemple du développement raté par manque d’idées (et de moyens). Dommage car l’idée de base était intéressante…


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