Critique de film

Petrified

"Petrified"
affiche du film
  • Genre : Horreur - Momie
  • Année de production : 2006
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Charles Band
  • Pays d'origine : USA
  • Durée : 1h20
  • Scénariste : Domonic Muir, August White
  • Musique : District 78
  • [
  • Bande annonce
  • ]
  • Casting : Katie Adams, Christopher Bergschneider, Robert Buckley, Roark Critchlow
  • Récompenses : Aucune

Deux agents du FBI suivent la trace d'une momie extraterrestre qui pétrifie ses victimes. Les cadavres statufiés que laisse la momie sur son passage, les entrainent dans une clinique isolée. Là, un savant poursuit des recherches pour percer le secret de la vie éternelle, utilisant pour cobayes des nymphomanes lesbiennes agées de plusieurs siècles. Le carnage s'annonce torride...

Les critiques à propos de ce film

Critique de Petrified - On en reste pétrifié
Par : Damien Taymans




Le nom de Charles Band est tristement célèbre pour les amateurs du genre horrifique. Nombreux sont ceux qui se sont déraisonnablement laissé piéger par une pochette de film attractive ou par un résumé prometteur. Tenant à élargir au maximum la base de données du site et voulant à tout prix vous prévenir des dangers des locations de ces direct-to-vidéo immondes, je m’y suis une nouvelle fois collé mais en âme et conscience.

Charles Band, pour ceux qui l’ignorent encore, est de ces producteurs et réalisateurs à deux balles qui tentent avec très peu de moyens de livrer des doses d’adrénaline aux fantasticophiles blasés par les productions hollywoodiennes. Maître de la série Z et nullité en terme de créations, Band a accumulé dans les bacs ces œuvres inénarrables qu’il convient d’éviter. Avec à son actif plus de 200 productions et une trentaine de réalisations, le bonhomme n’a toujours pas trouvé la recette miracle pour faire évoluer son cinéma et reste confiné aux réals de bas étage sans fondement propre.

Ainsi se conçoit Petrified, bouse parmi les bouses qui ne comporte comme point positif que le maquillage réussi de sa momie dévoreuse d’hominidés. Car, à côté de cela, le tout respire la merde à plein nez et ne serait même pas à même de décrocher le moindre frisson à un nourrisson ou à un Staracadémicien sur le devenir. Se basant sur un scénario osé semblant émerger du cerveau putride de Steevy Boulay (une momie investit une clinique pour nymphomanes), le métrage ne se décline qu’autour de ces deux types de créations (l’une plus divine que l’autre) et met en ostentation les désirs lubriques d’hommes aux manies perverses face à ces créatures magnifiques qui n’hésitent jamais à se rouler des pelles à qui-mieux-mieux. Et puis, surgissant de nulle part, une momie dévastatrice (dont on ne connaîtra jamais l’origine, mais ce n’est pas le but premier de Band) vient remettre un peu d’ordre dans ce remue-ménage en éliminant l’une après l’autre ces cochonnes savoureuses.

Rien ne viendra rehausser le niveau d’une œuvre qui touche le fond dès sa scène d’entrée avec ses deux méchants débiles qui libèrent la momie. On s’ennuie ferme, on rigole surtout des erreurs grossières du réalisateur et on se dit que, contrairement à ce que le nom du réal préconisait, c’est loin d’être bandant…


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