Critique de film

Pathfinder - Le sang du guerrier

"Pathfinder"
affiche du film
  • Genre : Aventures, Fantastique
  • Année de production : 2007
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Marcus Nispel
  • Pays d'origine : USA
  • Durée : 1h40
  • Budget : 26 millions de dollars
  • Scénariste : Laeta Kalogridis, Nils Gaup
  • Musique : Jonathan Elias
  • [
  • Bande annonce
  • ]
  • Casting : Karl Urban, Jay Tavare, Moon Bloodgood, Clancy Brown, Nathaniel Arcand, Russell Means, Nicole Munoz, Michelle Thrush, Wayne Charles Baker, Hannah Jeffery
  • Récompenses : Aucune

Plus de cinq siècles avant que Christophe Colomb ne découvre officiellement l'Amérique, un drakkar viking aborda les côtes de ce continent sauvage. Entre les barbares du nord et les Indiens natifs, le choc fut effroyable, et seul un enfant viking survécut. Adopté par la tribu des Indiens Wampanoag, le jeune homme blanc désormais connu sous le nom de Ghost grandit et devint un redoutable guerrier. Quinze ans plus tard, alors que Ghost essaie encore d'oublier son passé, les Vikings reviennent, anéantissent sa tribu et mettent en péril la femme qu'il aime, Starfire. A nouveau seul rescapé et assoiffé de vengeance, Ghost va devoir mener le plus difficile des combats. Guidé par le Pathfinder, un puissant shaman qui voit en lui le futur meneur de son peuple, il va se lancer dans la plus spectaculaire des aventures...

Les critiques à propos de ce film

Critique de Pathfinder - Ce Pathfinder s’est perdu en chemin
Par : Chroniqueurs


Par Frank Black

e me dois de donner mon avis sur ce film. Pourquoi ? Parce qu’en tant que fan de haches et de vrais hommes, les tatoués, les poilus qui viennent du Nord, dès que résonne au loin le fracas de la bataille il faut que je me précipite pour prendre ma ration de sang et de virilité barbare ! Je me suis donc jeté sur ce Pathfinder, toujours en émoi devant mes souvenirs du 13ème guerrier de John Mc Tiernan (malgré son massacre au montage !). L’idée de départ est bonne, et découle d’une vérité historique : les vikings sont les premiers à avoir foulé le sol du nouveau monde, et par la même occasion les premiers à avoir persécuté les indiens. Hélas, ceux qui s’attendaient à observer un choc des cultures en seront pour leur frais ...

Non, Marcus Nispel n’est pas John Mac Tiernan. En effet, l’histoire avait un potentiel énorme avec cette confrontation pourtant peu exploitée entre deux tribus bien connues des cinéphiles : les vikings et les indiens. Ici, les vikings sont des brutes épaisses et surdimensionnées qui ne font que dévaster les terres qu’ils foulent, et les indiens sont les gentils autochtones dérangés dans leur tranquilité. Ce parti-pris scénaristique ne laisse donc que peu de place à une confrontation culturelle des deux races. Le personnage principal perd alors tout intérêt, lui qui se trouve à la croisée de ces deux espèces, et se résume à un monsieur muscles lisse auquel le spectateur ne s’attache pas.

De plus, là où les séquences d’action du 13ème guerrier n’obscurcissaient pas le message certes édulcoré du film (mais message quand même) et n’entravaient pas le bon déroulement de l’histoire, celles de Pathfinder sont le film. L’aspect véritablement intéressant de l’intrigue passe d’un coup d’un seul à la trappe ...
Le film de Nispel serait alors comparable à 300, en terme d’approche, puisqu’il privilégie le spectaculaire au contenu historique. Mais là encore, la comparaison ne se fait pas en faveur de Pathfinder. Car Marcus Nispel n’est pas Zack Snyder non plus. Il n’y a rien d’autre dans son film que des batailles au montage hyper découpé, parsemées de quelques séquences archi-revues (la destruction du village indien, les pièges, etc ...). Pas d’émotion, pas de roi Léonidas haranguant ses troupes, pas de furie électrisante, la faute à un Karl Urban pas assez charismatique et peut-être à un montage carnassier (le film a été amputé de 50mn, décidément !).
Pourtant, le film ne manque pas de qualités visuelles. En effet, Le réalisateur filme quelques plans suffisament épiques pour convaincre les amateurs, et l’imagerie barbare du film reste remarquable.

A l’écran, le résultat charcuté (de 2h30, le film est passé à 1h40) surabonde de défauts assez désagréables. En choisissant l’angle du spectacle jusqu’au boutisme, Marcus Nispel est passé à côté de son sujet, pour finalement livrer un film d’action sans surprise. A condition de savoir à quoi s’attendre, on peut sauver ce Pathfinder en le considérant comme un plaisir coupable. Et encore ...


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