Critique de film

Patchwork

"Patchwork"
affiche du film
  • Genre : Horreur
  • Année de production : 2015
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Pays d'origine : Canada, USA
  • Durée : 1h27
  • Musique : Russ Howard III
  • [
  • Bande annonce
  • ]
  • Récompenses :

Trois jeunes femmes se rendent à une soirée et se retrouvent Frankensteinées ensemble dans un seul corps. Désormais, elles vont devoir mettre de côté leurs différences, trouver le responsable de cette malédiction et se venger...

Les critiques à propos de ce film

Critique de Patchwork - Les fiancées de Frankenstein
Par : Quentin Meignant


Monteur de formation, Tyler MacIntyre n’avait que très peu fait parler de lui en matière de réalisation avant la bonne tenue de son court métrage, Patchwork, diffusé dans quelques festivals durant l’année 2014. Il ne lui en fallait pas plus pour créer un mini-buzz et rêver d’un long métrage reprenant les ingrédients de son court. Ce Patchwork version longue, couronné de succès à la Screamfest de Los Angeles mais aussi au Toronto After Dark Festival est un premier pas effectué de main de maître dans le domaine.

Patchwork suit les destins croisés et même entrecroisés de trois nanas peu chanceuses en amour et en amitié qui se retrouvent atrocement mutilées et entremêlées pour donner vie à une créature féminine soi-disant parfaite. Le problème est que la volonté de vengeance de chacune des personnalités va faire des étincelles d’autant qu’un terrible secret se cache dans l’existence même de cette monstruosité.

Fort d’un pitch intéressant et ultra-référentiel qui lorgne bien entendu du côté de Frankenstein mais aussi de celui de cette merveille de Frankenhooker, Tyler MacIntyre parvient rapidement à créer une identité propre à son métrage. Misant sur l’incompatibilité d’humeur des trois jeunes femmes collées l’une à l’autre, le cinéaste réussit à donner lieu à de nombreuses scènes cocasses renforcées par quelques bons mots offerts lors de séances oniriques - si on peut les considérer en tant que telles - aussi originales que simplistes.

L’humour, qui fait la force de l’ensemble, n’est néanmoins pas la seule qualité de celui-ci puisque, très rapidement, la dégénérescence psychologique des trois personnages en un permet à MacIntyre de mettre en scène quelques scènes de meurtre et de tabassage du plus bel effet. Le mini-twist qui s’ensuivra n’apportera que plus de piment à la chose et fera basculer l’oeuvre vers un final à la fois hilarant et spectaculaire.

Petite perle du BIFFF 2016, Patchwork revisite de manière originale et légère l’un des plus grands mythe de l’histoire du cinéma de genre et se l’approprie avec brio. Pour ses premiers pas en tant que metteur en scène de long métrage, MacIntyre fait très fort et évite le piège typique de l’inutilité de la transposition longue d’un court métrage.


Cinemag

> Feuilleter

Concours

Sondage