Critique de film

Paranormal Activity 2

"Paranormal Activity 2"
affiche du film
  • Genre : Horreur
  • Année de production : 2010
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Kevin Greutert
  • Pays d'origine : USA
  • Durée : 1h31
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  • Bande annonce
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  • Récompenses :

L'esprit démoniaque du premier Paranormal Activity est de retour, et c'est une nouvelle famille fraîchement installée dans une belle demeure qui va en faire les frais...

Les critiques à propos de ce film

Critique de Paranormal activity 2 - Bavardages et bricolages
Par : Damien Taymans


Piétinant les plates-bandes du Projet Blair witch, Oren Peli troussait voici un an un documenteur désargenté qui allait devenir l’une des péloches les plus rentables de l’histoire du cinéma (une bagatelle de 15000 dollars pour quelques centaines de millions de bénéfice). Selon l’adage bien connu « Money, money, money », rendu célèbre par l’entremise d’un obscur groupe de philosophes suédois, les créateurs de ce veau d’or ne pouvaient raisonnablement pas s’arrêter en si bon chemin et les rumeurs à propos d’une séquelle commencèrent à circuler sur le net sitôt les premières estimations chiffrées tombées. Cette fois, Peli bascule dans la chaire de producteur et laisse sa place au tout aussi inexpérimenté Tod Williams (Lignes de vie).

Les ressorts allègrement regraissés, Williams part en quête de l’effet de trouille facile en reprenant à la virgule près la recette compilée par son prédécesseur. Portes qui s’ouvrent, casseroles qui tremblotent, planchers qui grincent, l’éventail complet du parfait petit film de fantômes y passe, agrémenté de quelques séquences un peu plus « angoissantes » afin de stimuler les nerfs de l’assistance jusqu’alors ensommeillée par cette nouvelle description d’une vie de famille américaine lambda. En l’occurrence celle de la sœur de Katie (Katie Featherstone), héroïne du premier opus, et de sa marmaille. Formellement, cette séquelle sous forme de préquelle simultanée (biffez la ou les mentions inutiles) épouse les mêmes techniques : des timecodes défilant sur des caméras posées sur pied et une shakycam gerbante en période de grand stress. A ce détail près que le budget de Paranormal activity 2 s’est vu sensiblement gonflé, ce qui se traduit à l’écran par une projection en multilive (six caméras de surveillance tournent 24 heures sur 24), une technologie de pointe pour le caméscope mobile (la séquence du sous-sol en infrarouge, plagiat à peine dissimulé de Rec) et une violence plus graphique (la descente de l’escalier plus rapide qu’avec n’importe quelle installation Stannah).

Impossible de trouver le moindre intérêt à cette suite commerciale si ce n’est l’éclaircissement de quelques zones d’ombre auxquelles on ne songeait même plus. Plus rythmée que son modèle, la bande se vautre dans un systématisme consternant (alternance jour/nuit et augmentation croissante des basses qui tuent dans l’œuf tout stress potentiel) tout en ne prenant même pas la peine de provoquer la moindre empathie pour ses personnages et ce, malgré une quarantaine de minutes de bavardages plombants.


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