Critique de film

Paranormal Activity 5 Ghost Dimension

"Paranormal Activity: The Ghost Dimension"
affiche du film
  • Genre : Horreur - Phénomènes paranormaux
  • Année de production : 2015
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Pays d'origine : USA
  • Durée : 1h28
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  • Bande annonce
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  • Récompenses :

La famille Fleeges emménage dans une nouvelle maison et découvre dans le garage des cassettes vidéos de l'enfance de Katie et Kristi et une caméra leur permettant de voir ce qui se déroule véritablement autour d'eux...

Les critiques à propos de ce film

Critique de Paranormal Activity : Ghost Dimension - Le quatrième film de trop
Par : Damien Taymans

Après avoir relancé la mode du found footage en capitalisant sur l’équation peu d’effets-grandes conséquences, le roi se meurt enfin. La saga Paranormal Activity est née de rien et a proliféré en développant une mythologie d’une navrante vacuité alors que son concept aurait pu être répété à l’envi sans qu’un lien ne soit établi entre l’œuvre d’Oren Peli et les autres récits. Mais il fallait d’emblée donner plus de corps à cette historiette de maison hantée lambda aux acteurs insipides. D’épisode en épisode, la franchise a conté les mésaventures de Katie et de sa sœur (introduite dans le second volet) puis navigué dans les eaux troubles de leur enfance avant de se payer un petit détour par l’Amérique du Sud via Paranormal Activity : The Marked Ones. De liane en liane, le concept n’a pas évolué d’un iota : une famille comptant au moins un môme se voit envahi par un esprit vengeur (l’invisible Toby qui reprend du service dans cet épisode), les placards s’ouvrent, les portes également avant que la violence de l’entité ne se déchaîne dans le dernier acte, entraînant un carnage tout relatif.

D’ici à là, les caméras de surveillance veillent au grain pour reproduire la moindre des frasques, time-codée, en plan large, du farceur invisible. La caméra fixe du film originel s’était muée en une palanquée de cams rotatives dans le second avant que le fantôme ne se manifeste par le biais d’une Kinect (épisode 4) et d’un Simon (ce jeu multicolore dans The Marked Ones). Désormais, le scénario nous plonge dans le vintage en faisant découvrir aux nouveaux trublions des VHS montrant l’enrôlement des deux frangines et une caméra antédiluvienne qui permet néanmoins de voir ce qui se passe dans la dimension du fantôme (d’où le titre). Dès lors, la 3D s’invite à la fête en même temps que le rythme de la bande ne prenne des allures de roller-coaster quand ses "illustres" aînés préféraient disséminer çà et là quelques apparitions dans un récit lancinant.

La seule bonne idée de cet ultime épisode réside dans les étonnants ponts entretenus par les VHS filmées entre 1988 et 1992 qui anéantissent le temps ou préfigurent les événements qui nous sont donnés à voir (tout dépend de l’interprétation). Une innovation qui ne sera qu’effleurée quand la salsa du démon continue de plus bel selon une chorégraphie si rodée qu’elle en devient indigeste.


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