Critique de film

Panique au village

"Panique au village"
affiche du film
  • Genre : Animation
  • Année de production : 2009
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Vincent Patar & Stéphane Aubier
  • Pays d'origine : Belgique/France
  • Durée : 1h16
  • Scénariste : Vincent Patar & Stéphane Aubier
  • Musique : Dionysos & Les French Cowboys
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  • Bande annonce
  • ]
  • Casting : Vincent Patar, Stéphane Aubier, Frédéric Jannin, Benoît Poelvoorde, Jeanne Balibar, Bouli Lanners,…
  • Récompenses : aucune

Co-Boy et Indien sont des professionnels de la catastrophe. Dès qu'ils ont un projet, le chaos sort de sa boîte. Cette fois, ils veulent souhaiter un joyeux anniversaire à Cheval. Quel cadeau ? Un barbecue à faire soi-même ! Belle idée, sauf que la commande dérape, et que Co-Boy et Indien se font livrer un milliard de briques ! Ce n'est plus un anniversaire, c'est un tsunami ! La maison de Cheval disparaît sous les briques, écrasée. Il faut la reconstruire ! Tu parles d'un anniversaire ! Surtout que des voleurs s'emparent des murs dès qu'ils sont bâtis ! Décidément, Cheval ne pourra jamais profiter de ce jour spécial pour rejoindre la pouliche qu'il aime...

Les critiques à propos de ce film

Critique de Panique au village - De l’animation bien belge
Par : Samuel Tubez


Rappelez-vous de votre tendre enfance où vous inventiez des aventures tour à tour épiques et invraisemblables avec les quelques bonshommes en plastique dont vous disposiez. Un cow-boy, un indien, quelques vaches et cochons, un cheval ou un fermier tout riquiqui suffisaient alors à vous divertir. Voilà de quoi est fait Panique au village, film d’animation belge actuellement sur nos écrans.

Flûte, c’est l’anniversaire de Cheval ! Vite, Coboy et Indien doivent lui trouver un cadeau original pour célébrer ça ! Un barbecue en kit, voilà une idée qu’elle est bonne ! Oui, sauf que Coboy et Indien s’y prennent comme des manches et que la commande dérape. Résultat : ils se font livrer un milliard de briques ! Tentant de dissimuler leur énorme bourde, les deux larbins détruisent la maison de Cheval, écrasée sous le poids de leur bêtise. Maintenant, il faut tout reconstruire ! Mais des voleurs s’emparent des murs à peine reconstruits. Purée quel annif’, j’vous jure !

Ils avaient beau l’air distingués dans leurs costards lors de leur passage à Cannes, les réalisateurs Vincent Patar et Pascal Aubier sont en vérité restés de grands enfants. Déjà avec le Pic Pic André Shoow (né en 1988), leur humour impétueux et délirant faisait des merveilles. Suivirent, en 2001, une vingtaine de capsules de Panique au village qui firent la joie de nombreux téléspectateurs franco-belges (le studio Aardman en assura même la distribution pour la Grande-Bretagne !). Les figurines de Coboy, Indien, Cheval ainsi que tous leurs amis (dont un Steven braillard bénéficiant de la voix d’un certain Benoît Poelvoorde) connaissent alors un bien joli succès partout où ils passent. L’idée (folle) d’en faire un long métrage émerge alors. On pouvait s’inquiéter de ce passage par la case long métrage, mais à l’issue de la vision, on est rassuré : Panique au village est un vrai film de cinéma. Malgré un dernier quart d’heure peut être un poil trop long, on suit les aventures (et surtout les gaffes) du trio formé par Coboy (voix de Stéphane Aubier), Indien (Bruce Ellison) et Cheval (Vincent Patar, comme quoi on n’est jamais mieux servi que par soi-même) avec bonheur et curiosité. C’est qu’on ne sait jamais où l’imagination débordante des réalisateurs va bien pouvoir nous emmener ni quels gags ils nous réservent. En résulte un film loufoque, référentiel (on pense notamment à du Jules Verne) et surtout animé avec brio. Car il ne faut pas se fier pas aux apparences, ce n’est pas parce que les « acteurs » de ce film ressemblent à des figurines démodées que leur animation est pour autant rudimentaire. Certes, leurs bouches ne sont pas animées et leurs démarches paraissent raides, mais le travail effectué est exemplaire et surtout, il possède un style inimitable. Tout comme l’humour, d’ailleurs, qui repose surtout sur des accents et des dialectes bien de chez nous, et qui pourrait peut être rebuter certains spectateurs. En tous cas, s’il s’est retrouvé à Cannes et qu’une comédienne telle que Jeanne Balibar a même accepté avec enthousiasme d’y participer (dans le rôle d’un nouveau personnage : Madame Longrée), c’est que l’humour et les expressions typiquement belges de Panique au village, parviennent à s’exporter de bien belle manière. Et ça, ça fait plaisir !

Même s’il est un poil trop long et que l’on ne comprend pas toujours très bien toutes les « subtilités » des dialogues à cause d’un mixage volontairement (?) bordélique, Panique au village tient la route sur le format long et possède cette patte inimitable qui en fait un film d’animation décidément pas comme les autres. Vlà un bon p’tit film bien drôôôle à r’garder avant d’aller s’boire une pinte avec les potes en terrassss, fieu !


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