Critique de film

Pandemic

"Pandemic"
affiche du film
  • Genre : Action, Science-fiction, Horreur
  • Année de production : 2016
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Pays d'origine : USA
  • Durée : 1h31
  • Musique : Alec Puro
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  • Bande annonce
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  • Récompenses :

Lauren (Rachel Nichols), une scientifique, est envoyée avec son équipe dans les ruines d’un Los Angeles envahi par les mangeurs de chair. Sa mission est de retrouver des survivants dans ce chaos.

Les critiques à propos de ce film

Critique de Pandemic - Attention, chérie, ça va tirer...
Par : Damien Taymans


Dans un avenir proche, l’humanité est divisée en deux grandes catégories : ceux qui ont la morve au nez et les autres, tentant désespérément d’éviter ce satané virus capable de les transformes en goules sans tête. Plongée au cœur de ce chaos, le docteur Lauren Chase est envoyée avec un commando composé de tireurs et d’un chauffeur récupérer des personnes saines qui attendent gentiment qu’on vienne les secourir. Mais sur le chemin, il y a des milliers d’infectés désireux de se payer ces cuistres en combinaison et de leur refiler toutes les infections possibles et imaginables...

Producteur à succès d’un cinéma indépendant parfois surprenant (Bad Milo !, Cheap Thrills), John Suits se réapproprie la caméra pour mettre en boîte cette énième histoire de pandémie aux allures zombiesques (précisons l’aspect car techniquement les créatures sont ici plutôt des infectés, à l’image d’un 28 jours plus tard). Fidèle à l’univers (vidéo)ludique qui était déjà l’objet de son premier long (Breathing Room), le réalisateur opte pour le First Person Shooter et livre en temps réel, par le truchement de caméras placées sur le casque des personnages, la mission-suicide dans laquelle ils sont engagés. L’exposition est délestée en cinq minutes montre en main (un petit tour d’horizon des différentes phases - cinq au total - d’infection, allant de la simple contamination virale à la transformation en zomblard avide de chair fraîche), le reste n’est qu’une course haletante vers l’objectif fixé avec le nombre d’obstacles légitimes pour ressembler à un Call of Duty.

Le POV, s’il sert à retranscrire l’urgence et le chaos qui règne dans cette mission d’urgentiste, laisse hélas peu de place à la caractérisation. Ce n’est d’ailleurs pas vraiment le sujet de ce Pandemic qui se contente de se poser comme un shoot’em up plutôt bien rythmé dans un monde transformé en jungle par la pandémie en question. En l’occurrence, la mise en boîte évite l’écueil du shooting survitaminé d’un Uwe Boll (Rampage) et se pose de temps à autre pour permettre au spectateur de respirer et de récupérer de la céphalée qui se déclare devant tant d’agitation.

Suits réussit le pari de transformer son Left 4 Dead en GTA en posant ses héros dans un monde désenchanté où l’amoralité règne en maître et parvient à assouvir les besoins de viande de l’assistance en torchant quelques séquences (certes parfois illisibles) de destruction massive de goules. Comme le serine Souchon : "C’est déjà ça"


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