Critique de film

One Day

"You yi tian"
affiche du film
  • Genre : Science-fiction, Romantique
  • Année de production : 2010
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Chi-jan Hou
  • Pays d'origine : Taiwan
  • Scénariste : Chi-jan Hou, Kelly Yuan-Ling Yang
  • Musique : Cheng-Ye Han
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  • Bande annonce
  • ]
  • Casting : Bryan Shu-Hao Chang, Nikki Hsin-Ying Hsieh, Gwen Yao
  • Récompenses :

Singing, une jeune fille, emprunte régulièrement le ferry pour rejoindre Taipei. Un soir, alors que le bateau est supposé être bondé, Singing se retrouve seule avec un Hindou particulièrement irascible qui la poursuit à travers les couloirs déserts. Elle finit par trouver son salut dans un placard, en compagnie de Tsung, un jeune militaire. Ce dernier lui révèlera, qu’en premier lieu elle se trouve en plein cauchemar puis qu’ensuite il se trouve être son futur amant…

Les critiques à propos de ce film

Critique de One day - Un jour, peut-être...
Par : Damien Taymans


Produit par le vétéran Hou Hsiao-Hsen (réal de La cité des douleurs, Le maître de marionnettes, Three times), One day (You yi tian en taïwanais dans le texte) consacre les débuts dans la cour des grands du cinéaste Hou Chi-Jan, remarqué pour ses précédents courts expérimentaux (Stardust 15749001, sacré au festival de Taipei et My 747, récompensé au festival du film indépendant de Hong Kong). Fort de ces multiples expériences sur format court, ce spécialiste du cinéma bis national (son docu Taiwan Black movies s’intéresse aux films d’exploitation des 70’s et 80’s) érige, à partir de quelques sensations agrémentant çà et là son parcours propre, le script de son premier long métrage. Une interrogation à l’âge de 19 ans à propos des étudiants cloisonnés dans des cases d’un centre universitaire et une vague mélancolie ressentie à bord d’un bateau le menant vers l’île de Kinmen durant son service militaire. De ces singulières impressions naît, quelques années plus tard, un script sensitif à l’extrême composé de rêveries et fantasmes divers dans lesquels s’abiment des personnages promis à la folie.

Profondément contemplatif, à la limite de la neurasthénie, ce premier essai se plaît surtout à dépeindre les amours impossibles de deux êtres enfermés respectivement dans le monde des rêves et la réalité. Leur idylle s’abîme dans les méandres de songes entretenus à un an d’écart, stratifiés à l’écran au gré de séquences entremêlées. One day brouille volontairement les pistes (les seuls repères temporels tiennent au décès de Michael Jackson et à l’imminence d’un typhon), multiplie les bifurcations, perd le spectateur sans jamais atteindre la beauté poétique du Dream de Kim Ki-Duk, récompensé dans la catégorie 7è parallèle au BIFFF 2008.

Une autre filiation directe entre les deux films, One day participant également à la compétition 7th orbit (bien montée la compèt !). Baignant de bout en bout dans une atmosphère froide et mélancolique, One day se traîne jusqu’à son dénouement et, d’ici à là, parvient sans mal à ankyloser l’assistance avachie devant tant de lourdeur "auteurisante" et une inertie rythmique soutenue par l’hypnotique partition qui en marque les passages les plus marquants (disons aucun pour rester honnête). En cinq mots comme en cent, on se fait chier sévère !


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