Critique de film

Nightmare concert

"Un Gatto nel cervello"
affiche du film
  • Genre : Thriller psychologique, Gore
  • Année de production : 1990
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Lucio Fulci
  • Pays d'origine : Italie
  • Durée : 1h27
  • Budget : 100 000 dollars
  • Scénariste : John Fitzsimmons, Lucio Fulci
  • Musique : Fabio Frizzi
  • [
  • Bande annonce
  • ]
  • Casting : Lucio Fulci, Jeoffrey Kennedy, Malisa Longo, Paola Cozzo, Robert Egon, Filippo D'Angelo
  • Récompenses : Aucune

Dans les studios de Cinecitta, Lucio Fulci tourne un nouveau film dérangeant dont il a le secret. Mais quelque chose ne va pas : des hallucinations violentes lâ

Les critiques à propos de ce film

Critique de Nightmare concert - Le cauchemar des fans de Fulci
Par : Damien Taymans


S’il fallait une ultime preuve du déclin de l’œuvre fulcienne en cette fin des années 80 et ce début des années 90, Nightmare concert la fournit sans problème. Un affaiblissement progressif qui se lit dans l’œuvre du maître depuis quelques œuvres déjà comme en témoigne le très moyen Aenigma.

Pourtant, l’œuvre repose sur un pitch intéressant puisqu’elle propose de mettre en image l’aliénation progressive du réalisateur Lucio Fulci, hanté par des visions macabres émanant de ses œuvres antérieures. Seulement, cette donnée reste bien le seul pôle d’attractivité du métrage tant les choix opérés par le réalisateur vont s’avérer mauvais.

Le ton utilisé dénote complètement avec les propos du métrage puisqu’une telle situation est censée provoquer un état d’instabilité mentale chez l’auteur (assez bien rendu) qui pouvait être traité de manière soit sérieuse soit ironique. Fulci a choisi de mêler les deux tons, arborant un humour noir mal traité, entraînant le spectateur dans une hésitation perpétuelle qui l’empêchera de s’identifier réellement au cas du sieur Fulci. Dommage que le réalisateur se soit trompé à ce point d’alternative car, en maître de la comédie lors des sixties et des seventies et de l’horreur dans la fin des années 70 et le début des années 80, il aurait pu fournir une comédie horrifique du meilleur acabit.

Reste que l’oeuvre regorge des scènes gores les plus appétissantes de la carrière du réalisateur (le repas du tueur de Soupçons de mort, les scènes des nazis dans Les fantômes de Sodome) auxquelles viennent s’ajouter celles « empruntées » à d’autres œuvres (Bloody psycho pour l’œil arraché, le massacre de la prostituée de Massacre de Bianchi), témoignant du peu d’originalité du metteur en scène, contraint à piller les films des autres. Néanmoins, on soulignera également la volonté du réalisateur de ne pas fournir une énième oeuvre horrifique et de vouloir innover quelque peu. Mis à part ces points légèrement positifs, rien à l’horizon si ce n’est une œuvre mal traitée et trop complexe pour être agréable.

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