Critique de film

Nightmare - Cauchemars à Daytona Beach

"Nightmare"
affiche du film
  • Genre : Thriller - Slasher
  • Année de production : 1981
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Romano Scavolini
  • Pays d'origine : USA
  • Durée : 1h37
  • Scénariste : Romano Scavolini
  • Musique : Jack Eric Williams
  • [
  • Bande annonce
  • ]
  • Casting : Sharon Smith, Baird Stafford, CJ Cooke, Mik Cribben, Kathleen Ferguson
  • Récompenses : Aucune

George Tatum est interné et suit un traitement innovant pour tenter dâ

Les critiques à propos de ce film

Critique de Nightmare - Le cauchemar des slashers
Par : Quentin Meignant


La recette de base de ce film est très simple : prenez un zeste d’Orange mécanique (le traitement expérimental d’un détraqué), mélangez-le avec un serial-killer du même accabit que Mike Myers, Jason Vorhees,... et vous obtenez Cauchemars à Dayton beach !

Seulement voilà, des films et meurtiers précités, ce métrage de Scavolini n’a que l’apparence ! Le réalisateur transalpin, rapidement engagé au pays de l’Oncle Sam pour livrer quelques films passables mais qui ne laisseront que très peu de traces, oublie l’essence même des slashers de l’époque et, par conséquent tout suspense !

On est bien loin de toutes les oeuvres du genre car, tout simplement, tous les schémas sont biaisés par un scénario complètement faiblard et une mise en scène plus que chaotique. La monotonie est le constituant essentiel d’un ensemble qui ne donne lieu à aucune émotion. Exception faite de la scène du parricide et des rêves que ce dernier a engendrés, aucune scène n’augmente les sensations éprouvées par le spectateur.

Bien loin de la folie d’un Mike Myers et de la sanguinophilie d’un Simon (On se souvient de ses meurtres incroyablement gores dans La Baie sanglante de Mario Bava), notre psychopathe, George Tatum, n’est qu’une pâle copie de ce qui s’est fait durant les 70’s et les 80’s en matière de psychokillers. Il est vrai qu’à sa décharge, il n’est pas évident de se montrer efficace avec un scénario aussi maladadroit que minuté.

En effet, toute l’histoire est encadrée dans un carcan temporel bien précis et ce timing nous est d’ailleurs annoncé par un écran noir et une voix qui nous dit « Premier jour », « Deuxième jour »,... Ce à quoi on a juste envie de répliquer : « C’est bien gentil, mais avec un jour ce ce calvaire monotone, on avait bien assez ! »

C’est ainsi que se déroule une intrigue à laquelle peu de spectateurs parveindront à adhérer. Pourtant, certains instants laissent croire au talent de Scavolini. Hélas, ces séquences sont en général suivies.... d’un vide scénaristique intégral ! Ainsi, lorsqu’une femme et un gamin meurent dans une maison abandonnée dans des circonstances violentes, tout porte à croire que l’intrigue va s’accélérer et que les meurtres vont pleuvoir. Malheureusement, après un interrogatoire bien mou d’un gamin quelque peu perturbé, le soufflé retombe et le suspense en reste là...

C’est un peu le reproche que l’on peut faire au film d’une manière générale : nous faire espérer de grandes choses avant de totalement nous décevoir. Il en va bien sûr de même pour la mise en scène, qui n’apporte pas plus de stress à l’ensemble. Hormis des travellings à la troisième personne lors de l’ascension d’escaliers lugubres, en aucun moment Scavolini ne parvient à donner à la pellicule toute la virtuosité que l’on attendait.

La dernière scène pourrait, pour certains optimistes, donner des frissons dans le dos lorsque l’on voit le gamin sourire méchamment à la caméra, ce qui nous fait comprendre que la chaîne de la violence se fera de génération en génération.C’est sans doute là le seul moment où le réalisateur a vraiment fait preuve de génie. Génie qui, toutefois est quelque peu gâché par le jeu du jeune acteur (C.J. Cooke, dont c’est, heureusement pour nous, la seule apparition cinématographique) représentant ce satané gamin.

Non, vraiment, rien d’exceptionnel ne vient sauver ce petit slashers. Cette oeuvre restera toujours dans les abysses d’un genre pourtant fort en vogue à l’époque. Les Carpenter et compagnie n’ont pas trop à s’en faire ! La relève n’est pas encore arrivée !

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