Critique de film

My name is Bruce

"My name is Bruce"
affiche du film
  • Genre : Comédie fantastique
  • Année de production : 2007
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Bruce Campbell
  • Pays d'origine : USA
  • Durée : 1h26
  • Budget : 1,5 millions de dollars
  • Scénariste : Mark Verheiden
  • Musique : Joseph LoDuca, Ben L. McCain
  • [
  • Bande annonce
  • ]
  • Casting : Bruce Campbell, Grace Thorsen, Taylor Sharpe, Ted Raimi, Ben L. McCain, Ellen Sandweiss, Timothy Patrick Quill
  • Récompenses : Aucune

Confondu avec son personnage de la saga horrifique "Evil Dead", le comédien Bruce Campbell est enlevé par les habitants d'un petit village pour affronter un véritable monstre...

Les critiques à propos de ce film

Critique de My name is Bruce - La farce de Campbell
Par : Damien Taymans


Acteur honni par ses fans qui détestent ses derniers films, Bruce Campbell traîne derrière lui un divorce chaotique et un net penchant pour la bouteille. Ringard parmi les ringards, l’ancien interprète de Ash n’est plus que l’ombre de lui-même, l’une de ces curiosités à exhiber à la Foire du Trône. Pourtant, des villageois menés par le jeune Jeff, admirateur de la première heure de l’acteur, comptent sur la pugnacité du comédien pour vaincre Guandi, un spectre millénaire d’origine chinoise qui décapite à tour de bras…

Coqueluche du cinéaste Sam Raimi, le comédien Bruce Campbell a démontré ces dernières années son incapacité à se défaire de l’étiquette qui lui colle à la peau depuis la trilogie Evil Dead. Depuis, l’acteur se voit confiné à des rôles parodiques au sein de zéderies volontairement potaches ou au second couteau de luxe dans quelques prods horrifiques (The Woods, Une nuit en enfer 2). Fort de ses multiples expériences sous la direction de son mentor et de ses premiers balbutiements télévisuels (il mit en scène quelques épisodes épiques pour Xena et réalisa sept travaux pour Hercule), Campbell persévère dans le genre en s’illustrant cette fois aussi bien d’un côté que de l’autre de la cam. Man with the screaming brain, parfaite démonstration des sables mouvants sur lesquels évolue Campbell qui, sous couvert de conter une histoire science-fictionnelle décalée sous forme d’hommage au ciné des 50’s, rejoue continuellement des mêmes exagérations et truffe l’ensemble d’évocations pataudes à ses propres œuvres et de blagues exagérément poussives.

My name is Bruce, illustration du fixisme auquel se voit contraint le néo-réal, malgré un pitch attrayant, s’enfonce dans le même humour auto-parodique qui, à la longue, agace profondément. Incapable de renouveler son répertoire, le cinéaste-acteur affublé de chemises hawaïennes très seyantes, passe en revue, par le biais de la bouche de son plus grand fan, les titres qui jalonnent sa filmographie pour le moins étoffée. La progression de l’entêtement à la libération du héros, trame ô combien convenue, offre un Campbell tour à tour égocentrique et altruiste, de sorte que l’affrontement du bon vieux fantôme chinois Guani devient le passage obligé afin de lui permettre de rompre avec sa réputation de branquignole narcissique. Extra opus, la libération ne se produit jamais. Le scénario a beau grossir les traits du personnage, le rendant tantôt profondément antipathique, tantôt éminemment sympathique, l’empathie se trouve elle amoindrie par les multiples duperies prétendument rigolardes que propose l’auteur de bout en bout de son métrage.

Drôle à certains moments, prétentieux à d’autres, My name is Bruce prend des allures de bisserie décomplexée et se vautre principalement en raison de ses blagues qui s’apparentent plus à de la branlette humoristique forcée qu’à une véritable autodérision. Et pourtant, de ce marasme organisé, ressortent encore et toujours quelques répliques savoureuses entonnées par un Campbell aux mimiques hilarantes…


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