Critique de film

Mother's Day

"Mother's Day"
affiche du film
  • Genre : Horreur
  • Année de production : 2010
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Darren Lynn Bousman
  • Pays d'origine : USA
  • Durée : 1h52
  • Budget : 11 millions de dollars
  • Scénariste : Charles Kaufman, Scott Milam
  • Musique : Bobby Johnston
  • [
  • Bande annonce
  • ]
  • Casting : Briana Evigan, Jaime King, Deborah Ann Woll, Alexa Vega, Shawn Ashmore, Matt O'Leary
  • Récompenses : --

La famille dérangée (voir Mother's Day 1980) revient dans la maison où elle vécut il y a plusieurs années afin de terroriser les nouveaux habitants et leurs invités.

Les critiques à propos de ce film

Critique de Mother’s Day - La fin ne justifie pas les moyens
Par : Quentin Meignant




Remake d’un classique de la Troma réalisé par Charles Kaufman en 1980, Mother’s Day a été présenté comme premier film de la Fantastic Night du 29ème BIFFF. Censé chauffer la foule, le métrage de Darren Lynn Bousman était précédé d’une réputation mi-figue mi-raisin conférée par des critiques outre-Atlantique qui attendaient sans doute plus de cette relecture. Pourtant, l’industrie cinématographique américaine a déjà prouvé à maintes reprises ses limites en matière de resucées en tout genre. Tel un bon artefacts, le Mother’s Day version 2010 reprend quasi mot pour mot le pitch de son aîné : Les crapuleux membres d’une famille retournent dans la maison où ils ont grandis afin de terroriser les nouveaux habitants... et de retrouver un bien très précieux.

Remaker un classique de la Troma n’a rien d’évident et, dès les premiers instants, Bousman semble cerner le nœud du problème : il faudra s’échiner à ne pas employer les mêmes codes que Charles Kaufman. Il s’y emploie dès lors avec un certain brio, faisant table rase de l’humour présent dans l’œuvre originelle pour donner lieu à un ensemble qui, pris au premier degré, s’avère extrêmement violent. C’est sans doute là la plus belle réussite de ce métrage qui, sous couvert de la relecture, innove ostensiblement, tout en s’imprégnant d’une ambiance claustrophobique assez efficace.

Parfois proche des œuvres d’Haneke au niveau du sadisme, notamment grâce au jeu très posé et parfaitement maîtrisé de la génial Rebecca de Mornay, Mother’s Day perd néanmoins de sa crédibilité dans sa seconde partie. En effet, alors que Bousman était parvenu à dresser un impressionnant tableau de la violence glaciale subie par les héros de sa bande, la rébellion de ces derniers l’amène à quitter la position attentiste mise en place pour tenter d’augmenter le rythme de son ensemble. Vaine tentative : le cinéaste ne parvient plus à maîtriser sa mise en scène, sa caméra virevoltant de manière inutile envers les divers protagonistes. Extrêmement répétitif, le final laisse donc le spectateur face à un amalgame de situations dantesques mais sans aucun dosage au niveau de la tension.

Après avoir pris les commandes de ce remake avec un énorme brio, développant à ce titre une ambiance réellement efficace, Bousman se laisse donc aller dans la seconde partie du métrage, livrant un ensemble tout juste acceptable. Alors que Mother’s Day s’avère brillant durant une heure, le cinéaste parvient à en faire un produit formaté tout juste bon à abreuver un public pas très regardant…


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