Critique de film

Monsieur Méchant

"Monsieur Méchant"
affiche du film
  • Genre : Fantastique
  • Année de production : 2008
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Fabrice Blin
  • Pays d'origine : France
  • Durée : 7 min 30
  • Scénariste : Fabrice Blin
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  • Bande annonce
  • ]
  • Casting : Thaïs Fischer, Isabelle Vitari, Matthias Van Khache, Achille Ridolfi
  • Récompenses : Aucune

Malgré tous les efforts déployés par ses parents, la petite Airelle ne veut pas aller se coucher. Son père invente alors lâ

Les critiques à propos de ce film

Critique de Monsieur Méchant - Un conte défait...
Par : Damien Taymans




Rien à faire, la petite Airelle ne veut pas aller se coucher. Pour enrayer toute tentative de mutinerie infantile, le papa invente le personnage de Monsieur Méchant, croque-mitaine planqué sous les lits des enfants capricieux qui prend un malin plaisir à dévorer tout cru les marmots récalcitrants. La nuit tombée, une ombre apparaît dans la chambre…

Monsieur Méchant est le nouveau court-métrage fantastique signé Fabrice Blin primé pour son précédent anime Lobotoman (Prix Enfance au Festival de Vaulx-en-Velin en 2003), court au titre évocateur qui présentait un cousin éloigné et crétin du super-héros Superman. Virage à 180 degrés pour le réal puisque Monsieur Méchant appartient davantage au conte fantastique à l’humour noir grinçant qu’à la parodie animée. Partant de l’éternelle figure du croque-mitaine qui vient bouffer les appétissants petits orteils des enfants pas sages, Fabrice déstructure (une nouvelle fois !) le mythe pour lui faire effectuer un glissement particulier. En à peine sept minutes trente, le réal dit tout, recourant pour ce faire à une symbolique précise lui permettant une suggestion efficace. En moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, les rôles s’inversent, la mythologie est bouleversée, les repères s’effondrent, le message se déverse avec une violence symbolique et une grâce picturale efficaces, renvoyant aux dérivations psychanalytiques les plus fondamentales (l’éternelle lutte entre le monde des adultes et celui des enfants, les repères manquants et ce fameux « exemple » donné par les parents).

Monsieur méchant, fort de ses idées, n’entend pas, du haut de ses sept minutes, révolutionner quoi que ce soit. Il prouve juste que certains courts en disent long comme le souligne l’adage populaire et que, qualité et quantité sont deux principes incontestablement différents …

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