Critique de film

Mirrors

"Mirrors"
affiche du film
  • Genre : Horreur
  • Année de production : 2008
  • Sortie belge : 2008-09-10
  • Réalisateur : Alexandre Aja
  • Pays d'origine : USA
  • Durée : 1h50
  • Scénariste : Sung-ho Kim, Alexandre Aja, Grégory Levasseur
  • Musique : Javier Navarrete
  • [
  • Bande annonce
  • ]
  • Casting : Kiefer Sutherland, Frank Mayers, Matt Neufeld, Paula Patton, Cameron Boyce, Erica Gluck, Amy Smart, Mary Beth Peil, John Shrapnel
  • Récompenses : Aucune

Un ancien flic, forcé de démissionner de son travail après un accident ayant couté la vie de son associé, travaille à présent comme veilleur de nuit dans un grand magasin brûlé et abandonné. Seuls quelques miroirs ont survécu aux flammes. Il réalise que ceux-ci cachent un horrible secret qui les menace, lui et sa famille.

Les critiques à propos de ce film

Critique de Mirrors - Le palais des glaces
Par : Samuel Tubez




Alexandre Aja, le frenchie qui s’en était si bien sorti dans son exode aux States avec La Colline a des yeux, récidive dans l’exercice du remake avec Mirrors, version américanisée de Into the mirror de Kim Sung-ho. Hélas, ce coup-ci il semblerait que le réalisateur ne soit pas parvenu à surpasser l’original (qui est pourtant loin de faire l’unanimité) mais, plus triste encore, il livre une œuvre d’une telle médiocrité qu’elle risque de vite tomber dans l’oubli.

Comme beaucoup de productions américaines calibrées, Mirrors commence par une scène marquante, histoire que le spectateur amateur de sensations fortes se dise : « Waouh, il va péter ce film ! ». Hélas, cette scène-choc où un type se taillade la gorge devant son reflet dans le miroir risque d’être la seule bonne image qu’il vous restera à la sortie de la projection. Le scénario, relativement simple voire léthargique, nous apprend qu’il s’agissait bien sûr du précédent gardien du Mayflower (c’est le nom du grand magasin) et nous présente Ben (Sutherland, donc), un paria devenu alcoolo qui cherche à retrouver le droit chemin. Ca ne va plus très bien avec sa femme qui l’engueule de venir voir leurs gosses sans la prévenir, mais malgré tout, ces deux-là s’aiment encore un petit peu. Une impression de déjà-vu ? C’est rien à côté de ce qui vous attend !

Plus le script avance, plus il accumule les clichés et les lieux communs. Errances nocturnes dans un lieu aux allures de château hanté, visions fantomatiques issues du passé, apparitions brusques et bruyantes qui sont censées faire peur, schizophrénie, passé sombre et douloureux,….on passe même par la case possession démoniaque aux relents d’Exorciste. Tout cela s’enchaîne sans aucune imagination et avec une telle insignifiance (inutile de préciser que le sujet est dès lors très mal exploité) que lorsque survient la deuxième (et dernière) véritable scène gore du film, celle-ci tombe complètement à plat, frisant même avec le grotesque (inutile d’en faire la description, ça gâcherait la « surprise »). Dans le genre saugrenu, citons également l’affrontement final qui m’a personnellement presque autant fait rire que la scène du puit dans L’armée des ténèbres sauf que, différence notoire, le film de Raimi est une irrésistible comédie fantastique alors que le film d’Aja se veut être une plongée mystérieuse et cauchemardesque. Enfin, histoire d’enfoncer un peu plus le clou, Jack Bauer, euh…pardon, Kiefer Sutherland est loin d’être hyper convaincant et les seconds rôles qui l’entourent ne présentent aucun intérêt.

Le résultat est donc plus que décevant pour le nouveau long métrage du duo Aja/Levasseur qui pour le coup semble avoir perdu tout talent et savoir-faire en se glissant dans le moule d’une production hollywoodienne balisée. Mais n’y a-t-il pas toutefois un petit quelque chose à sauver dans cette entreprise ? , demandera l’éternel optimiste. Un bel égorgement et un bout de séquence ici ou là (dont l’épilogue, même s’il est prévisible) parviennent à convaincre, mais c’est vraiment peu, très peu.


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