Critique de film

Milocrorze

"Milocrorze"
affiche du film
  • Genre : Comédie, Surréalisme
  • Année de production : 2011
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Yoshimasa Ishibashi
  • Pays d'origine : Japon
  • Durée : 1h30
  • [
  • Bande annonce
  • ]
  • Casting : Takayuki Yamada, Maiko
  • Récompenses :

Milocrorze narre la rencontre entre un homme et sa femme idéale, personne dont il va tomber instantanément amoureux. Hélas, elle meurt peu après. Sa tentative de retrouver son bonheur éphémère le conduit dans une aventure en plusieurs dimensions, il va devenir un ronin, un prédicateur de l’amour, et un étranger blond.

Les critiques à propos de ce film

Critique de Milocrorze - Ovreneli Vreneligari vous salue bien.
Par : Quentin Meignant






Présenté dans la compétition 7ème Parallèle lors du BIFFF 2011, Milocrorze bénéficiait de la réputation d’un « sous-Symbol », dès lors plutôt proche de la folie de son glorieux aîné qui, l’année précédente, s’était emparé de deux récompenses lors du festival bruxellois. L’absurde étant donc instantanément au rendez-vous, le métrage de Yoshimasa Ishibashi propose un regard sur trois histoires d’amour différentes. Premièrement, celle d’Ovreneli Vreneligari, un jeune homme intemporel raide-dingue de la belle et grande Milocrorze, une jeune femme qui, pourtant, ne le regarde même pas. Ensuite, celle de Tamon, un Ronin désespéré suite à l’enlèvement de Yori, l’être aimé par toute une clique de yakuza : son ultime but sera donc de retrouver cet amour. Enfin, le métrage permet aussi de suivre le quotidien agité de Kumagai Besson, un conseiller amoureux plus proche de Belzébuth que de Cupidon, dont le franc parler fait des ravages parmi les jeunes.

Cette joyeuse brochette, Ishibashi se permet de la faire découvrir de manière éparse au spectateur. Débutant par l’émouvante histoire d’Ovreneli Vreneligari avant de passer du coq à l’âne en s’intéressant au déluré Kumagai Besson avant d’en venir à la tragique histoire de Tamon, avant de se réintéresser aux histoires précédentes, Ishibashi parvient à captiver sans pour autant perdre le spectateur dans ce dédale narratif. Grâce à l’humour développé et au génie d’un scénario réellement novateur (tout autant que celui de Symbol, mauvais exemple pour aborder Milocrorze, car les deux œuvres n’ont absolument rien de comparable), le cinéaste peut dès lors se lâcher au niveau de la mise en scène mais surtout de la photo de son œuvre.

Bercée par un score tout aussi enchanteur, cette dernière s’avère être un joyeux bordel autant qu’une ode à l’amour, le scénario exploitant les divers aspects de celui-ci tout en ayant la malice de ne pas appuyer des séquences pourtant dramatiques. La bonne humeur étant le leitmotiv essentiel de la bande, Milocrorze s’appuie sur des techniques comiques du plus bel effet comme, par exemple, lors de la répétition du nom d’Ovreneli Vreneligari qui, à elle seule, vaut le détour. Allant et venant entre les divers personnages attachants de son ensemble, Ishibashi prouve, avec son final, que le cinéma japonais parvient encore à se montrer inventif.

Véritable OFNI, cette petite perle qu’est Milocrorze demeure l’une des meilleures œuvres de ce BIFFF 2011 et aurait sans doute mérité, à tout le moins, une mention spéciale. S’appuyant sur un spectacle grand-guignolesque, Yoshimasa Ishibashi livre une œuvre de qualité qui, si elle sort en DVD sous nos latitudes, devrait faire des ravages auprès de nombreux amateurs d’humour et de surréalisme.


Cinemag

> Feuilleter

Concours

Sondage