Critique de film

Kodoku : Meatball Machine

"Kodoku: Mîtobôru mashin"
affiche du film
  • Genre : Comédie, Horreur
  • Année de production : 2017
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Pays d'origine : Japon
  • Durée : 1h48
  • Musique : Takashi Nakagawa
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  • Bande annonce
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  • Récompenses :

Suite de Meatball Machine

Les critiques à propos de ce film

Critique de Meatball Machine : Kodoku - Déconnade outrancière
Par : Benoît Levenkron


Un cinquantenaire tokyoïte - un peu naïf et beaucoup trop charitable - est abusé dans tous les domaines par les individus qu’il rencontre. Sa vie bascule lorsqu’il apprend qu’il a développé un cancer mortel qui lui laisse deux mois à vivre. Mais quand une gigantesque cloche à fromage venue de l’espace s’écrase sur le quartier dans lequel il réside, empêchant les résidents de prendre la fuite et les laissant en proie à d’horribles nécroborgs ultra-violents, il s’aperçoit vite qu’une destinée de super-héros atypique s’offre à lui...

Cette suite de Meatballs Machine, présenté au Bifff 200) est réalisée par l’extravagant Yoshihiro Nishimura, qui s’était d’ailleurs attaqué à ce premier opus en tant que responsable des effets spéciaux. Nishimura, grand habitué du festival bruxellois, nous avait présenté un nombre assez conséquent d’œuvres inégales depuis son mythique Tokyo Gore Police en 2008 (les médiocres Zombie Tv, Ninja War of Torakage...). La présence de cet exceptionnel « chauffeur de salle » était donc clairement un plus avant la projection de 00.30 hrs, car il a gratifié l’assemblée d’un magnifique spectacle en poussant la chansonnette tout en zigzaguant entre 300 festivaliers complètement abasourdis par cette ambiance rocambolesque.

Quant au film, après une mise en place d’une bonne vingtaine de minutes, il faut bien avouer qu’il est difficile de ne pas être séduit par cette atmosphère loufoque, jouant tantôt sur le burlesque, tantôt sur la goguenardise sans jamais se prendre au sérieux. Des personnages ultra lambins, d’autres plus impulsifs, une multitude de scènes plus cocasses les unes que les autres permettent à cette monumentale farce de ne jamais sombrer. Les scènes ultra-gore, même si certaines restent un peu indigentes, sont atténuées par des traits d’humour permanents qui jalonnent ces 108 minutes de pure déconnade outrancière ayant comme point culminant un final mémorable et tragi-comique.

Bref, une œuvre taillée sur mesure pour les mordus d’humour décalé qui risquent de passer un sacré bon moment de rigolade s’ils arrivent à tenir les vingt premières minutes, lesquelles restent assez fadasses. En prime, on retrouve la merveilleuse Eihi Shiina (Audition), dans un rôle singulier, qui nous prouve que les années n’ont aucun impact sur son charme, son talent et sa beauté.


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